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.:  Les tests
Grand Theft Auto IV
Vignette Rédigé par
le 05 mai 2008

Catégorie : Action
Plateforme : PS3
Editeur : Rockstar Games
Développeur : Rockstar Games
Meilleur Prix Du Net : Comparer les prix


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Liberty City, la nuit. Un cargo accoste au port. Un homme, mal rasé, le teint pâle, en descend. Cet homme, c’est Niko Bellic. Un Serbe qui a quitté son Europe de l’Est natale pour goûter au rêve américain. Il laisse derrière lui des problèmes, des dettes, et des souvenirs douloureux. Vraiment derrière lui ? Il espère. Roman, son cousin, l’accueille à bras ouvert. Mais la joie d’arriver dans un monde où tout est possible est de courte durée. Où sont les palaces que lui décrivait Roman dans ses lettres ? Où sont les femmes sublimes et faciles ? Où sont les baignoires remplies de billets dans lesquelles se noyer ? Où sont le luxe et la luxure ? Roman vit dans un studio miteux où grouillent les cafards, passant ses nuits dans un canapé-lit bousillé d’avoir trop subi les coups de boutoir qu’il assène à Mallorie, sa petite amie. Mieux encore, Roman tient une entreprise de taxis pourris. Et pour couronner le tout, c’est un joueur invétéré qui doit un paquet de fric à un petit caïd, Vlad. Les cicatrices de la guerre contre la Croatie ne sont toujours pas fermées que Niko va être précipité dans une autre guerre. Celle de la rue.
 
Bienvenue à Liberty City. De petits coups de main à son cousin en gros coups de main aux créanciers de ce dernier, Niko va plonger peu à peu dans l’enfer de la mafia, dans le côté obscur de la ville. Ses anciens états de service en font un exécuteur des basses besognes de premier ordre. Faire encaisser les dettes, voler un véhicule, tout lui est possible. Mais ce dans quoi il excelle, ce pour quoi il a un véritable talent, c’est l’exécution. Tueur impitoyable, il règle par le calibre les différends qui opposent ses cibles à ses patrons… All for the money, baby, all for the money.
 
   
   
 
Vous voilà donc, vous, Niko Bellic, propulsé dans les rues de Liberty City. La ville y est monstrueusement énorme. Vraiment. Trois îles principales (plus une un peu plus petite) la composent ainsi que plusieurs petits îlots. Des centaines de rues. Des centaines de kilomètres carrés. On s’extasiait devant la taille d’une ville comme celle de Burnout Paradise, Liberty City fait bien mieux en taille de terrain de jeu. 5 arrondissements, du plus pourri au plus chic. Broker, Dukes, Bohan, Algonquin ou Alderney. Plus d’une soixantaine de quartiers. Pour les parcourir, vous pourrez choisir de marcher. Longtemps. Très longtemps. Mais aussi de prendre un taxi (Roman vous en proposera un gratuitement ou vous pourrez héler l’un des nombreux qui parsèment les rues). Ou encore de prendre le métro (deux lignes principales font quasiment le tour de la ville). Voire aller jusqu’à l’aéroport pour piquer un hélico ou au port pour chouraver un bateau. Mais le plus simple est bien entendu de piquer une bagnole, une moto ou un camion. Pas de vélo ou de trottinette. Parce qu’avoir la classe sur un vélo, c’est déjà plus difficile. Des dizaines de modèles et de couleurs de véhicules sont disponibles. Une bonne chose puisque l’on n’a pas forcément l’impression de retrouver toujours les mêmes dans chaque rue. Niko est un spécialiste pour piquer une voiture. Soit casser un carreau et hop c’est parti, soit vider un conducteur de son véhicule pour le lui « emprunter ».
 
Reste que tout aussi doué soit-il pour flinguer les gens ou piquer des voitures, Niko est loin d’être un pilote hors pair. Il vous faudra du temps, réellement, pour bien maîtriser les véhicules. Chacun ayant sa propre puissance et tenue de route, l’apprentissage sera quasi permanent et même devenu un pro de la conduite, vous ne serez jamais à l’abri d’un faux pas contre un mur ou un arbre. Sans être catastrophique, le pilotage est toutefois loin d’être parfait. Ajoutez à cela une vue trop basse de derrière le véhicule (plusieurs vues sont disponibles, dont une vue façon FPS, mais elles sont toutes trop basses) que l’on ne peut modifier que temporairement (elle revient automatiquement). C’est d’autant plus crétin que vous allez passer 90% de votre temps à rouler. Notez bien que ce n’est pas totalement handicapant, hein. C’est très largement surmontable. Mais c’est juste un poil pénible.
 
   
   
 
Le jeu s’articule donc autour d’un scénario principal qui va voir la montée en puissance de Niko Bellic. Montée qui ne se fera pas sans mal. Vous allez donc devoir rencontrer des dizaines de personnes et leur rendre de menus services en l’échange de quelques billets verts. Dessouder du mouchard, liquider de l’ennemi, encaisser des dettes, piquer de la marchandise, faire péter un garage… les missions se suivent et, si elles ne se ressemblent pas sur le fond, sur la forme c'est autre chose : on va voir untel qui vous donner une mission, vous prenez un véhicule pour aller au lieu où ladite mission se déroulera, vous flinguez ce qu’il faut flinguer, voire poursuivez en voiture les fuyards, et il suffit ensuite de passer un coup de fil pour annoncer votre réussite. Hop, mission suivante. Deux ou trois sortiront toutefois du lot, comme l’attaque du chantier, sympa.

Notez que le téléphone sera votre meilleur atout dans votre quête de pouvoir. Il permet de recevoir des nouvelles, d’en donner, de commander un taxi, de proposer à vos contacts d’aller grailler un morceau, de sortir boire un verre, faire un bowling ou aller dans un club de strip-tease par exemple. Il faudra en effet, mais cela reste optionnel, entretenir les amitiés. Ces amis pourront alors vous proposer quelques petits coups qui sont autant de missions annexes histoire de vous renflouer. Quand bien même vous en auriez besoin. Car l’argent peut partir vite si vous ne faites pas attention. Mourir étant impossible, si vous vous retrouvez sans vie, vous allez direct à l’hosto. Et ça coûte bonbon. Idem pour remonter votre vie, à acheter des hot-dogs aux vendeurs ambulants. Ou alors aller dans les entrepôts clandestins acheter des munitions (n’hésitez pas à ramasser les armes de vos ennemis lors des missions, toutes les armes), voire acheter des fringues. Idem si vous vous faites arrêter : vous perdez armes et argent. Car parfois, même si cela se termine généralement par un aller simple vers l’hosto le plus proche, les forces de l’ordre vous passent les menottes. Ils peuvent vous prendre en chasse pour diverses raisons : vous les avez percutés en voiture (alors qu’ils sont à pied ou en voiture), voire vous avez renversé un passant ou vous en agressez un sous leurs yeux. On vous rassure toutefois, ils sont relativement crétins. Leurs barrages sont minables, leur temps de réaction élevé, leur pilotage pitoyable et leur assiduité très basse : sortez du rond de surveillance qui s’affiche sur votre radar, attendez cinq secondes et hop, la poursuite est terminée. Parce que oui, j’oubliais, un radar façon GPS qui peut vous indiquer la route à suivre est visible sur le côté de l’écran, en bas à droite. Des icônes représentant les personnages qui ont des missions à vous proposer ou les différents lieux de plaisir (boutiques, restos…) y sont également visibles.