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.:  Les tests
Avencast : Rise of the mage
Vignette Rédigé par
le 24 avril 2008

Catégorie : Action
Plateforme : PC
Editeur : Lighthouse Interactive
Développeur : ClockStone Software
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Finalement, c’est bien d’avoir des « périodes creuses » dans le jeu vidéo, ça permet toujours de découvrir des curiosités qui n’appartiennent pas au star-system des gros titres les plus attendus de l’année. Avencast fait partie de ces petits jeux qui, s’ils ne brillent pas forcément au firmament des grosses productions, ne demeurent pas moins intéressants.

Il était une fois
Avencast nous plonge dans un monde médiéval, un peu comme celui qui aurait pu exister à l’époque d’un Harry Potter, mais en oubliant le train, et la bagnole volante, ainsi que toute l’ambiance Steampunk, et en le faisant façon plus « médiévale ». Le joueur est invité à incarner un magicien qui, si l’on en croit l’introduction du jeu, serait la future superstar de ce monde-là, un peu comme Harry Potter est la superstar des romans de J.K Rowling. Nous voilà donc à dormir dans les cours dispensés à une école de sorciers. Nous voilà donc prêt pour affronter notre destin de magicien.

Tout pourrait aller bien dans le meilleur des mondes possibles, jusqu’au moment où une horde de démons viennent foutre la pagaille, car ne l’oublions pas, foutre la merde, c’est quand même un peu le propre des démons. Le destin de notre magicien s’ouvre donc sur le massacre en règle de sa confrérie. Son destin est lié à la lutte qui l’opposera aux forces du mal, un peu comme George W. Bush, mais sans les bombardiers stratégiques.

B-A-BA de la magie
Avencast se présente comme un jeu de rôle en vue à la troisième personne. Le joueur peut décider de ses préférences au niveau de la gestion des mouvements de la camera, et des mouvements de son personnage, mais pour l’essentiel, on se retrouve devant un système graphique très similaire à celui d’un Neverwinter Nights premier du nom. L’ensemble est présenté à travers des graphismes soignés, quoiqu’un peu trop « carrés » façon hold school… Si ce n’est pas gênant en soi, on regrettera tout de même que cela constitue une certaine distance entre l’univers d’Avencast et le joueur, empêchant ce dernier de s’immerger davantage dans le background du jeu.

Mais le principal intérêt d’Avencast réside dans son système de magie. Le jeu se veut très ouvert dans les possibilités offertes au joueur. L’idée est d’offrir un maximum de sorts possibles… pas moins de 60 sorts et mouvements de combat sont proposés, aussi, il faut savoir faire le tri dans ceux que la progression du personnage permet d’accéder. De plus, plutôt que de créer une barre des tâches qui prendrait la moitié de l’écran, le jeu propose au joueur de pouvoir lancer ses sorts en faisant une simple combinaison de touche de mouvement, accompagné d’un simple clic de la souris. Un clic droit déclenchera un sort, et un clic gauche créera une attaque physique. C’est limite consoleux, mais ça fonctionne plutôt bien, et l’idée n’est pas mauvaise en soi.


Classique
Côté jeu de rôle, on est presque tenté de dire que l’on assiste à une révision des classiques. À ce stade, ça en deviendrait même un retour en arrière. Les quêtes s’affichent façon World of Warcraft, ce qui demeure un principe sain dans sa simplicité, mais ne démontre pas vraiment un grand génie en matière de savoir faire avancer une intrigue, qu’elle soit primaire ou secondaire, un peu comme ce qu’on a pu voir dans le très bon The Witcher.

De même, le choix du vocabulaire de formes dans le design graphique du jeu ne fait pas bondir le joueur dans des moments surexcités. Ce n’est pas laid, mais ce n’est pas d’une originalité à vouloir se retaper une séquence de jeu en répétition. L’ensemble demeure très soigné tant dans le choix des textures, que dans la modélisation des décors et des personnages. Pour le reste, les bruitages sont valables, les textes sont en VO sous-titrée, et la musique est parfois un peu trop envahissante. L’univers est donc sagement posé, sans vraiment d’audace, mais sans réels défauts non plus. Toute la puissance immersive du jeu tient donc dans le gameplay qui est tourné plus action que rôle, dans la mesure où les combats sont en temps réel, et surtout dans la mesure où ces derniers sont assez fréquents. Côté technique, Avencast a tourné sur deux machines. Un PC équipé d’un processeur Duo Core 6750, 4 Go de Ram et une carte graphique 8800 GTX, et un ordinateur P4 3.2 GHz, équipé de 1,5 Go de ram et une carte graphique Geforce 7600GT 256 à refroidissement passif. On n’a pas assisté à un ralentissement quelconque sur l’un ou l’autre des systèmes. Les seuls problèmes rencontrés l’ont été suite à la mise en route d’un programme de capture d’images. Le jeu plantait une fois sur 2 lorsque l’on faisait la moindre capture (il faut noter que Avencast dispose d’une touche capture d’écran… Comme quoi, lorsqu’on a des merdouilles du genre, ça pousse toujours plus loin les investigations d’un test) .

Bref, dans l’ensemble, c’est d’un classicisme presque académicien. En dehors de son système de lancement de sorts, le jeu ne présente pas vraiment de trouvailles. Avencast n’est pas mauvais en soi, mais respire une quantité de choses déjà vues. Le joueur se retrouve donc moins happé par l’ensemble, et parfois a tendance à perdre les pédales devant la quantité de combos qu’il doit retenir pour lancer tel ou tel sort… peut-être aurait-il valu être moins gourmand sur la quantité de sorts différents, et faire profiter d’une interface plus souple. Quitte à être classique, autant en assumer les conséquences jusqu’au bout : ça a bien marché avec The Witcher.




Configuration minimum :
Processeur cadencé à 2,2GHz, 512 Mo Ram, Carte graphique 128 Po compatible DirectX 9
Configuration recommandée :
Processeur 3 GHz, 1 Go Ram, carte graphique 256 Ram compatible DirectX 9
Note graphisme :
note : 6 /10
Ca respire le déjà vu. il n'y a pas vraiment de grande trouvaille en matière de design, mais ça fonctionne et ce n'est pas laid... Bref, ça se laisse regarder.
Note intérêt :
note : 7 /10
L'univers est intéressant. Avencast fait penser à une sorte de croisement entre un Harry Potter moins enfantin, et un univers médiéval façon Neverwinter Nights premier du nom. Le système de magie mérite le détour. L'idée est à creuser dans d'autres productions à venir.
Note jouabilité :
note : 5 /10
Avencast ne dispose pas d'une interface exemplaire. Le nombre des sorts et actions de combat que l'on peut faire rend d'autant plus les choses compliquées pour le joueur. Un peu moins d'actions possibles et plus de souplesse auraient été souhaitables même si, une fois de plus, l'interface de lancement des sorts est une curiosité qui peut aboutir à de bonnes idées.
Note finale :
note : 6 /10
Avencast ressemble plus à une curiosoité expérimentale dans le genre Jeu de Rôle qu'à autre chose. Si l'histoire, les graphismes, et l'ambiance sont d'un classicisme du "déjà vu", le jeu présente quelques intérêts pour tout amateur du genre. Dommage que l'on ne soit pas plus immergé dans l'univers décrit.
 
Avis des INpactiens :
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