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S’il y a bien un truc qui m’a toujours laissé admiratif, c’est le temps et l’énergie perdue par ces doux dingues qui jouent à Warhammer 40 000… Attention, hein, pas les types qui jouent à la va-vite entre un coca et un paquet de chips, à l’occasion d’une virée chez un pote… Non, là je parle des autres. Ceux qui claquent une fortune dans l’achat de figurines Games Workshop, car, ne l’oublions, Games Workshop est au jeu de plateau ce que Blizzard est au MMORPG : un suceur de pognon.. Ceux qui passent un temps infini à peindre une à une ces fichues figurines, aux couleurs de leur armée préférée, et bien sûr, ceux qui passent des journées entières derrière une table grand-format, à se livrer bataille, dans des guerres effroyables qui font 30 000 morts à la seconde. Là, je me dis « rien de tel qu’une bonne guerre de religion pour faire crever autant de mecs à la seconde »… Il était normal qu’on s’intéresse de près à Warhammer 40 000 Dawn of War : Soulstorm.
Au début était le Verbe…Difficile de présenter l’univers de Warhammer 40 000 en quelques lignes. Disons que c’est un univers particulièrement brutal, qui nous décrit un futur lointain très intégriste dans sa religion, très poussé dans sa technologie de destruction d’autrui, et très médiéval dans sa manière de fonctionner en matière de commandement et de philosophie. En gros, c’est un peu comme une guerre de religion, avec des inquisiteurs en veux-tu en voilà, et des très saints guerriers qui fendent le crâne des infidèles. Au milieu de cela, on fait intervenir des Orcs, Eldars, et autres créatures fantastiques qui font d’habitude office de faire-valoir dans la mythologie de Tolkien, un Empereur mégalo qui règne d’une main de fer sur l’empire des humains, et un Warp, voie royale pour les troupes du Chaos, qui envoie des vagues d’envahisseurs armés jusqu’aux dents, et dont même mère Théresa souhaiterait le génocide pur et simple. Ah… J’oubliais. Nous sommes au 41ème millénaire après le petit Jésus, d’où le « 40 000 » qui traîne après le « Warhammer ».
Alors… Les plus assidus d’entre nos lecteurs remarqueront que Warhammer 40 000 n’en est pas à son coup d’essai dans le jeu vidéo. Après tout, Space Hulk fut l’un des plus brillants précurseurs de cette adaptation de jeu de plateau vers l’univers vidéo ludique. Mais bon… Modéliser une escouade dans des couloirs de vaisseaux, c’est une chose… Modéliser des armées de plus de 200 000 pékins, ça en est une autre…. Sans compter qu’il faut aussi modéliser les cadavres (ben oui, à grosse armée, grand nombre de cadavres).
Cadavres en devenirWarhammer 40 000 Dawn of War Soulstorm propose de pouvoir contrôler l’une des 9 espèces qui participent à ce conflit majeur. Le but, évidemment, est de triompher des impies, quel que soit le camp auquel on appartient. Tout ce petit monde se bagarre pour le contrôle d’un système solaire composé de 4 planètes majeures, et de trois satellites. Si les satellites ne sont composés que d’une seule carte dans laquelle les antagonistes peuvent s’exprimer à pleins poumons, en massacrant autrui à la tronçonneuse, ou aux lance-flammes, selon les préférences esthétiques du moment.
La bonne nouvelle, c’est que dans le tas, le joueur voit apparaître de nouvelles races à jouer, par rapport au dernier opus de Warhammer 40 000. Dans le tas, citons les Eldars noirs et les Sœurs des Batailles. Évidemment, les autres races que les joueurs ont eu le loisir de découvrir dans les précédents Dawn of War, disposent de nouvelles aptitudes visant à tenter d’enrichir un gameplay au demeurant bien installé. Reste que le gameplay reste relativement inchangé. Les conditions de victoire se limitent toujours à l’annihilation des ennemis présents sur la carte, et/ou à la possession et à la garde de « points de contrôle » disposés sur le champ de bataille.Le reste du gameplay reste très similaire à ce qui a été déjà fait dans la série. Le joueur compte sur des points de ressources limités, qu’il doit tenir pour garantir la production de ses unités. Pas d’innovation de ce côté-là, donc. L’innovation principale, outre le fait de pouvoir gérer deux races supplémentaires, réside aussi dans le fait que l’on doive gérer la conquête de 4 planètes, et non plus d’une seule. À travers la conquête d’un système solaire, la tactique s’affine d’autant plus. En effet, certaines zones des planètes comportent des portails qui permettent de passer d’une planète à une autre. De fait, le contrôle de certaines zones de planète peut s’avérer capital, si l’on cherche à empêcher l’adversaire de passer d’une planète à une autre. C’est durant la phase de gestion des planètes et des places fortes que l’on peut, alors, décider d’envoyer ses troupes envahir tel ou tel territoire.
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Qu'emmèneriez-vous sur une île déserte ?
































