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God of War : Chains of Olympus [PSP]
Vignette Rédigé par
le 09 avril 2008

Catégorie : Action
Plateforme : PSP
Editeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Ready at Dawn Studios
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Malheureux qui comme Kratos, n’a pas fait un beau voyage, et qui ne s’en est pas retourné plein d’usage et raison, vivre entre sa famille le reste de son âge. Kratos, pour ceux qui ne le connaissent pas, est une sorte de gros sauvage bodybuildé peinturluré en blanc avec quelques marques tribales rouges. Des couleurs qui ne partent pas au lavage, même quand il se bat comme un beau diable (donc sue abondamment on imagine) ou plonge dans une rivière. Ce qui nous laisse penser que la peinture, ça doit être de la glycéro. Et se recouvrir le corps de glycéro en permanence, je ne suis pas certain que l’épiderme trouve ça géant.
 
Reste que notre cancéreux en puissance va une nouvelle fois être le jouet des dieux de l’Olympe. On débute avec une invasion Perse. Kratos le Sparte va repousser à lui seul cette invasion. Parce qu’il a deux cojones grosses comme des boules de bowling. Et aussi lourdes aussi. On retrouve donc notre héros, toujours habillé en pagne, et dont les deux mains sont équipées de ses célèbres lames du chaos, attachées à ses bras par des chaînes ce qui lui donne la possibilité d’atteindre ses ennemis à distance sans être désarmé, de les faire tournoyer et de quelques autres mouvements guerriers assez efficaces. Le premier niveau du jeu est une sorte de tutorial qui va vous apprendre les maniements du héros et ses possibilités. Différents coups sont disponibles, gérés par le carré ou le rond de la console principalement. Au fur et à mesure du jeu, vous gagnerez de nouveaux coups, de nouveaux combos. On doit également résoudre quelques puzzles pour ouvrir des grilles, tirer des leviers, actionner des arbalètes géantes et j’en passe.
 
   
   
 
Après ce premier niveau, l’intrigue principale se mettra en place : Helios s’est fait déchirer la tronche par Morphée dont les bras ne sont pas aussi accueillants que l’on pourrait croire. Résultat, il a été mené dans les Enfers, a perdu son char céleste tiré par ses chevaux enflammés, et le monde menace de ne plus voir se lever le soleil et d’être ravagé par une nuit éternelle. La vie des Dieux eux-mêmes est en péril. Et vu que c’est la sœur d’Hélios, torse-nu et avec une poitrine à vous damner un sein (oui, oui, c’est fait exprès), vous ne vous faites pas prier. Vous allez donc devoir vous sortir les lames du… euh… du chaos, et aller rechercher le pépère au plus profond des limbes. Du Temple d’Helios en passant par le Monde d’Hadès, les Quais de Charon, le Temple de Zeus ou de Perséphone, les Geôles Tartares ou encore les Champs Elysées, vous allez en voir du pays. Et également apprendre quelques notions de mythologie grecque qui ne pourront qu’être bénéfiques à votre culture générale. Par exemple, les Champs Elysées, avant d’être une célèbre avenue Parisienne, n’est autre que le paradis des grecs anciens. Non mais je préfère prévenir, hein…
 
Tous les niveaux ne sont pas égaux, pour être tout à fait honnête. Si la grosse majorité est vraiment réussie et vous en mettra plein la vue, j’ai eu plus de mal avec le Monde d’Hadès, par exemple, ou les Geôles Tartares, moins jolies, moins rythmées. Mais soit. Kratos latte ses ennemis, saute, virevolte, grimpe, tire, pousse, décapite, tranche, et récupère plein de choses. Des capacités magiques (L’efreet qui permet de faire jaillir un génie à la force colossale et qui abat ses poings sur le sol), des armes (le poing de Zeus), la lance de Triton pour respirer sous l’eau, le bouclier solaire pour refléter les rayons lumineux, et j’en passe. Et comme expliqué précédemment, le jeu alterne phases de combat intenses et phases de réflexion avec quelques puzzles dont certains sont bien sentis. Squelettes, gorgones, chevaliers, monstres énormes… les adversaires sont plutôt variés et chacun a son mode d’élimination le plus efficace.
 
   
   
 
Quand vous tuerez des ennemis ou ouvrirez des coffres secrets, vous récupérerez de la vie, de la mana ou des globes de sang. Ces globes de sang vous permettront d’upgrader vos objets : lames, mais aussi poing de Zeus, bouclier et autres artefacts que vous trouverez au long de l’aventure. Ils en deviendront plus efficaces mais permettront aussi de débloquer de nouveaux mouvements. Lors des combats, bien sauvages et sanglants, et surtout lors des combats avec les boss (le passage avec Charon est une merveille), de nombreux Quick Time Events sont disponibles. Comprenez par-là que le jeu devient une cinématique intéractive où il faut assez vite appuyer sur différentes séries de touches pour achever son ennemi de manière spectaculaire. Indispensables pour les boss de fin, ces Quick Time Events sont optionnels pour certains gros ennemis.
 
   
   
 
L’arrivée de God of War sur PSP est une pure réussite en matière de jouabilité et de graphisme. Le jeu est tout bonnement splendide. Bon, ok, les décors et personnages sont aliasés. Mais soyons honnêtes : avec sa fluidité exemplaire, avec la profondeur de champs de ses graphismes, avec ses décors détaillés, God of War est tout simplement l’un des plus beaux jeux jamais sortis sur la petite console portable de Sony. Et quand je dis l’un des plus beaux, je serais bien tenté de dire LE plus beau. Les mouvements sont ultra fluides. Les décors (bâtiments) sont superbes… C’est une belle claque visuelle. Ajoutez à cela des cinématiques somptueuses bien que trop rares à mon goût (d’autant plus qu’elles sont belles).
 
Hyper jouable, intense, vraiment bien foutu, ce God of War sur PSP est tout simplement une véritable merveille. Un jeu indispensable pour tout fan de jeu d’action. Reste qu’il n’est pas tout à fait parfait : si on regrettera quelques collisions 3D imparfaites (mais vraiment rien de gênant et pas de quoi crier au scandale), on regrettera surtout sa durée de vie bien faiblarde. Il faudra 5h maxi pour le terminer en mode normal. Autant dire que nous ne saurions trop vous conseiller de choisir dès le début, que vous soyez novices ou non, une difficulté plus importante. Ce sera là le seul et véritable gros défaut du jeu. Ce qui n’empêche pas d’en faire un « must-have » sur cette console.
 
   
   
   
Note graphisme :
note : 9 /10
Des décors sublimes, une animation impressionnante et ultra-fluide, une profondeur de champ étonnante... God of War : Chains of Olympus est ce qui se fait de mieux en matière de graphisme sur PSP.
Note intérêt :
note : 7 /10
Le jeu n'apporte pas grand-chose à la série. Pas de vraie nouveauté, peu de boss, une durée de vie réduite... Reste que c'est sur PSP, que le jeu est très réussi et qu'il vaut donc largement le coup d'oeil.
Note jouabilité :
note : 8 /10
God of War : Chains of Olympus est extrêmement simple à jouer. Les commandes répondent bien, les combos s'enchaînent facilement et les Quick Time Events (à part un qui m'a posé quelques soucis) sont faciles à réaliser. Que du bon.
Note finale :
note : 8 /10
La demie étoile retirée et que le jeu aurait largement mérité est due à la durée de vie un peu faiblarde. D'autant plus que le jeu étant très réussi, on aurait vraiment aimé en avoir plus. Intense, beau, à la réalisation quasi parfaite, super jouable, super fluide... Ce God of War sur PSP, même avec seulement 5h de jeu, est un indispensable.