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Bully : Scolarship Edition [Wii/Xbox 360]
Vignette Rédigé par
le 13 mars 2008

Catégorie : Action
Plateforme : Wii
Editeur : Rockstar Games
Développeur : Rockstar Games
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Actualités relatives à ce jeu
James Hopkins est l’un de ces petits branleurs qui se croient les maîtres du monde tandis qu’ils attendent secrètement de voir pousser leur premier poil sur la bistouquette. Une de ces grandes gueules qui se croient supérieures à tout et à tous, comme on en croise si souvent dans nos rues. Ou encore ici, parmi les lecteurs. Du genre à pousser les petites vieilles dans les escaliers, piquer leur doudou à un môme et balancer du « fuck » deux à trois fois par phrase. (mode vieux con initialisé) En France, on en voit généralement affublés d’une casquette retournée qui leur donne une allure d’andouilles, d’un survet’ de marque tombant sur le bas des fesses comme on n’en rencontre guère en théorie que chez les vieillards incontinents auxquels on aurait oublié de changer leur couche. On en trouve plein les cages d’escaliers et halls d’immeubles, voire les squares et centre commerciaux. (fin du mode vieux con).
 
James Hopkins, ou Jimmy pour les intimes, est plutôt du genre skin head. Du moins dans l’allure. Tête rasée, blouson fatigué… et un véritable don pour paraître blasé de tout et pour envoyer paître ses interlocuteurs. Une petite frappe qui s’est fait lourder de multiples bahuts et qui compte bien recommencer avec le nouveau. En effet, il débarque un beau matin à Bullworth, la pire école de la Nouvelle-Angleterre. Il faut comprendre, aussi. Sa mère, une vieille pimbêche, vient de rencontrer un type plein de thunes et est bien décidée à faire fructifier cette relation. Dans tous les sens du verbe. Autant dire qu’avoir un moutard insolent de 15 ans est un sacré handicap. Jimmy se retrouve donc pensionnaire de cette école craignos. L’accueil est d’ailleurs à la hauteur de ses espérances. A peine un pied posé dans l’enceinte de l’école, il doit déjà imposer son style à grands renforts de mandales et de coups de pieds dans les noix.
 
   
 
Le jeu va donc vous mettre dans la peau de ce petit caïd, toujours prêt à braver la loi, toujours prompt à mettre le bazar. Une sorte de GTA pour nains scolarisés, toutefois nettement plus light en termes de violence et agressivité. Vous dirigez Jimmy façon jeu d’action, avec une vue de dos. Du bâtiment principal au dortoir des garçons, celui des filles, la bibliothèque, le gymnase ou le garage, notre petite frappe va tenter de trouver sa place dans le chaos ambiant. Car il arrive dans une école où sévissent déjà des caïds. Entre les affronter, parfois, ou s’aplatir devant eux, souvent, vous commencerez également à vous faire un nom. Tout au long de votre aventure, vous récupérerez divers objets destinés à parfaire vos méfaits. Pétards, lance-pierre, boules puantes, billes, poil à gratter, boîte d’œufs, canon à patates, lance-feu d’artifice, bombe de peinture, balle d’élastiques, couvercles de poubelle, briques, batte de baseball ou tout simplement une pomme… de quoi largement transformer votre bahut en champ de bataille. Sans compter la possibilité de tirer le slip de ces demoiselles...
 
Plutôt libre de vous balader dans l’enceinte de l’établissement, sans contrainte scénaristique, Jimmy peut toutefois décider d’effectuer des missions spéciales. Ce sont celles-ci qui feront avancer l’histoire. De la même sorte, chaque jour, Jimmy peut choisir – ou pas – d’assister à des cours. Chimie, anglais, bio, maths, dessins, musique, géo, photo, gym et techno. Ils sont représentés par des mini-jeux (pas toujours faciles). Si vous les réussissez, vous obtiendrez divers bonus. Par exemple, savoir faire vos propres pétards… Autant dire que, même optionnels, ils ont quand même leur importance.
 
   
 
Enfin, divers clans règnent déjà sur les lieux et il vous faudra, le temps venu, les mettre au pas. Les fayots, les bourges, les sportifs, les blousons noirs… mais aussi les pions (qui tenteront de vous choper si vous faites une farce, provoquez une bagarre ou fracturez un casier), les profs, et d’autres encore.
 
Enfin, une fois l’école explorée et partiellement matée, le jeu s’ouvrira sur la ville voisine, avec ses rues, son ciné, sa plage, son parc de VTT, sa mairie et j’en passe.
 
Par rapport à sa version PS2, le jeu a connu quelques modifications. Son nom, tout d’abord. Initialement Bully, la version PS2 a été finalement nommée Canis Canem Edit. Elle revient en Bully. 8 nouvelles missions, 4 nouveaux cours ont été ajoutés. Des mini-jeux à un contre un également (peu passionnants, pour info).
 
   
 
Graphiquement, la version Wii s’en sort tout à fait honorablement. Ce n’est certes pas une œuvre d’art à ce niveau, mais pour un jeu orienté vers un graphisme réaliste, c’est plutôt bien foutu. Les combats se font en agitant la Wiimote (coup de poing droit) et le Nunchuck (coup de poing gauche). C’est assez réactif et finalement assez amusant. La version Xbox 360, elle, présente des graphismes nettement plus fins et agréables, bien entendu. Bref, globalement, quelle que soit la version, ce n’est pas le plus beau jeu du monde mais c’est plutôt réussi.
 
Le jeu en lui-même est franchement amusant. On est dans l’impertinence plus que dans la délinquance. Les lieux, l’ambiance, les actes sont de toute manière si particuliers et pour la plupart totalement irréalisables dans la réalité sans terminer viré d’un bahut, voire carrément face au juge. Autant dire que c’est gros. On dirait grosso modo une histoire racontée par un élève qui veut se faire mousser et qui en rajoute des tonnes et des tonnes, transformant son bahut en planète post-apocalyptique à la Mad Max où ne règne que la terreur. Autant dire que les parents n’ont strictement rien à craindre pour leurs chères têtes blondes. Le jeu est de toute manière déconseillé aux moins de 16 ans (de notre côté, on pencherait vers 14/15 ans).
 
D’autant plus que, comme dit précédemment, le jeu est franchement plaisant. Il est réussi, fun, délirant, irrévérencieux… bref on s’amuse comme un fou à jouer les caïds. Si on aurait peut-être aimé moins de zones de chargement, si le jeu n’est pas parfait à tous les points de vue, il offre une liberté d’action et une ambiance vraiment agréables. Et puis, hein, qui n’a jamais rêvé de mettre le bazar dans un bahut, de remuer ces feignasses de profs, de se manger le dirlo et d’imposer sa loi ?
 
  
  
(images Xbox 360)
  
  
  
(images Wii)
Note graphisme :
note : 6 /10
C'est loin d'être le plus beau jeu du monde, mais ça reste très acceptable. L'ambiance est plutôt bien rendue et on oubliera les quelques bugs, pas spécialement gênants.
Note intérêt :
note : 8 /10
Qui n'a jamais rêvé de devenir le caïd des cours de récré ? Bully offre la possibilité de mettre le souk dans son bahut. De quoi vous permettre virtuellement de faire ce que vous avez toujours voulu faire en vrai... On vous rassure, hein, ça reste bon enfant...
Note jouabilité :
note : 8 /10
Aucun problème. Que ce soit au paddle pour la version 360, déplacement au stick gauche, caméra au stick droit, gâchette pour frapper, ou à la Wiimote pour la version Wii, à donner des coups avec ses contrôleurs, le jeu répond bien et est facile à utiliser.
Note finale :
note : 8 /10
Offrant une liberté de mouvement et d'actions agréables, bien réalisé, Bully est un de ces jeux impertinents agréables à jouer. Même sorti il y a plus d'un an sur PS2, il garde une certaine fraîcheur bien appréciable grâce à un portage de qualité. Franchement ? Allez-y les yeux fermés, c'est du bon.
 
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