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Actualités relatives à ce jeu
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04/04/08 - Army of Two à l'essai sur le Live
11/03/08 - Test : Army of Two [Xbox 360]
08/03/08 - Army of Two en vidéo
23/10/07 - Army of Two repoussé à début 2008
Ah, les couples célèbres… Laurel et Hardie, Orphée et Eurydice, Bonnie & Clyde, Astérix et Obélix, Tintin et Milou, Villeroy & Boch, Gainsbourg et Birkin, Jacob & Delafon, Harry et Ginny, Teuf et T’oeuch, La Belle et le Clochard... On a de tout, en couple célèbre. Du marrant, du mythologique, du gangster, du gaulois, du zoophile, de la porcelaine, de l’artiste, du WC, du petit merdeux, du gros gland et du cabot… (Toi aussi, trouve à quel couple va chaque dénomination). Parce que bon, à deux, c’est quand même vachement mieux, la vie. Être seul, c’est se lever dans des draps trop froids le matin. C’est ne pas connaître les étreintes amoureuses et passionnées de deux êtres faits l’un pour l’autre. Et même que si c’est deux mecs, c’est pareil. Tout est mieux à deux. Même l’onanisme. Et même la guerre.
C’est du moins le principe même de Army of Two, nouveau jeu d’action de Electronic Arts développé par son équipe canadienne. Ils sont deux, ils s’appellent Rios et Salem, un beau gosse et une montagne de muscles, mais tous deux adeptes du steak haché, si possible en tartare. Soyons clairs dès le début. Le scénario de Army of Two est un concentré de clichés consternants dénotant d’un manque pitoyable d’imagination : Une société secrète qui travaille pour le gouvernement et qui envoie des couples de mercenaires gérer dans l’ombre des situations critiques face aux méchants. Et pour les Américains, c’est qui les méchants ? Bingo. On va casser du bougnoule ! Du bougnoule con comme un balais, bien entendu, qui ferait mieux de se tirer fissa puisqu’il a en face de lui un couple de brutes épaisses quasiment invincibles. Alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le jeu n’est pas raciste. Du tout. Ne lui prêtons pas des traits de caractère qu’il n’a pas. On va casser du méchant bougnoule, hein. Du made in Al Qaïda ou du made in Saddam Hussein. Du bougnoule qui menace la liberté mondiale et qui, pire, on en est sûr, s’essuie les fesses après un gros caca avec une copie de la Constitution américaine. Et qui ne croit pas en Dieu. Enfin, pas dans le bon. Bref, qui mérite mille fois la mort. Tant mieux, c’est ce qu’on va faire : les tuer encore et encore. Et que même s’ils ne bougent plus, on tirera encore. Bref, un scénario bien crétin, bourrin à souhait et sans aucun intérêt.
La campagne solo, qui se déroule sur 8-9 heures maxi. Elle vous mènera en Somalie, à Mogadiscio, pour buter un chef de guerre du nom de Abdullahi Mo’Alim. Puis en Afghanistan, rosser des soldats d’Al-Qaïda et leur chef Mohammed Al-Habiib. Puis en Irak, bousiller l’armée de Saddam et l’un de ses proches, Ali Youssef… suivront un porte-avion, la Chine et une fin sur Miami, dans les locaux de votre organisation. Vous jouez donc soit Rios, soit Salem. On vous rassure, tout est affaire d’esthétique : rien ne les différencie dans la jouabilité. Les deux bourrins, affublés de masques de style hockeyeurs redesignés façon tête de mort, jouent la carte du duo à fond. Cela se voit non seulement avec la possibilité de se congratuler (et je te serre la main, et je te tape dans le dos, et je te tiens par la barbichette, le premier de nous deux qui rira aura une mandale dans la tronche) ou de se fritter la tronche (coups de boule, beignes dans le bide…), mais aussi dans l’ambiance globale du jeu et les différentes possibilités que vous aurez. Se faire la courte-échelle pour escalader une plateforme ou grimper sur une corniche, des scènes de dos à dos au ralenti à shooter dans toutes les directions, choper un bouclier pour se protéger pendant que votre compère, abrité derrière vous, flingue à tout va, faire des tirs en synchro… la jouabilité se base énormément sur cette entente.L’exemple le plus flagrant est la jauge d’agressivité. En plein affrontement, elle se remplit d’autant plus que vous êtes efficace et actif. Dès lors qu’elle est pleine, vous déclenchez une sorte de mode « youhou c’est moi » qui attire toutes les attentions. Pratique lorsque vous le déclenchez pour votre coéquipier : les ennemis vous oublient, vous êtes quasiment invisible (jusqu’à ce que vous tiriez ou que vous coupiez une ligne de tir) et cela vous permet de contourner les ennemis, voir buter certains boss dans le dos (parfois la seule manière de parvenir à vos fins).
Bref, sur le papier, malgré un scénar à la ramasse, Army of Two avait de quoi séduire. Malheureusement, une réalisation poussive réduit tous les espoirs. Deux lettres : A et I. Dans le désordre. Parce qu’avec le I avant le A, on obtient les initiales d’Intelligence Artificielle. Et l’Intelligence Artificielle de Army of Two est foirée. Votre coéquipier, tout d’abord. Une vraie moule. Parfois, vous avez beau lui assigner des ordres, il s’en carre l’oignon façon bien puissant. D’autres fois, il fait du zèle. Là encore, de manière assez ahurissante. Par exemple, lors d’un « vas-y, fonce », le pépère a en effet bien foncé. Genre j’ai cru qu’il allait me faire tout le niveau tout seul… sans forcément tuer tous les ennemis, hein… nan, nan… Alors que vous peinez face à une poche de résistance, il traverse les lignes ennemies et file à la suivante, tout seul comme un gland… On continue avec son efficacité, assez contestable. Lorsque vous arrachez une portière de bagnole pour vous en faire un bouclier et qu’il vient derrière vous pour flinguer, il a tendance à avoir une précision catastrophique, même à bout portant (surtout à bout portant, en fait). Sans parler des fois où, dans la même situation de le protéger pendant qu'il arrose en s'abritant derrière vous, si vous bougez et arrivez trop proche d’un obstacle, il se casse… finalement, on en vient à ne plus du tout utiliser ce mode d’approche face aux ennemis. Et les exemples d’une IA ni faite ni à faire sont encore nombreux : blessé, il vous traîne et vous met à l’abri le temps de vous soigner. Personnellement, être à l’abri en plein sous le feu ennemi, je trouve ça un poil léger question intelligence… Bon, ok, ce n'est arrivé qu'une fois... mais une fois de trop. Ou alors quand le pépère se coince dans le décor… de quoi bien rager. Ce bug d’être coincé dans le décor m’est d’ailleurs arrivé avec mon perso… autant dire que dans ce cas là, on relance la dernière sauvegarde et on se renseigne sur le net pour savoir comment envoyer un colis piégé aux développeurs. Allez, on arrête là le massacre… pas la peine de parler de l’IA des terroristes, tout aussi ridicule, malgré le fait qu’ils tirent tous comme des Dieux. Comme quoi les militaires US devraient aller dans les camps d’entraînement d’Al Qaïda quand on voit l’efficacité des terroristes…
Heureusement, le jeu peut se jouer à deux en coopération. Cela change beaucoup de choses questions IA du partenaire… mais pas des ennemis. Le jeu s'en voit tout de même bien plus agréable, bien plus réussi, même si cela n'est pas forcément non plus le produit du siècle. Car finalement, le jeu n’est qu’un shoot où la seule difficulté est de faire face à des ennemis super nombreux et super précis. Rien de bien géant, donc.Question graphisme, c’est assez réussi même s’il n’y a pas de quoi sauter au plafond. Les personnages sont réussis, leur animation également, les décors, eux, sont un poil en berne. Ne parlons pas des cinématiques qui sont une sorte d’éloge aux Big Jim. Des personnages plastiques qui puent la testostérone et qui se congratulent les poils à chaque coin de rue. C’est à qui aura la plus grosse, la plus velue et la plus dévastatrice. D’autant plus dommage que cette impression n’est pas présente dans le jeu lui-même. Petite note sur le level design, d’ailleurs, ultra-linéaire, pas spécialement super bien pensé et finalement qui manque cruellement d’originalité. Ah, tiens, si, j'oubliais... on peut customiser ses armes et son bonhomme (masques et armures à acheter). Sympa.
Le mode multi, à 4 (deux équipes de deux) enfin, remonte quand même une nouvelle fois l’intérêt du jeu. Escorte d’otages, objectifs à prendre ou à défendre, flingage à tout va… 4 modes de jeux assez intéressants malheureusement bridés sur 6 cartes seulement.Bon, pour la conclusion, on fera court. Le reste du texte parle de lui-même. Sans être une grosse bouse, parce qu’il a quand même certains bons côtés (mais uniquement en multi ou coop), Army of Two passe à côté du coche. IA à revoir totalement, idées mal exploitées, bugs de collision… c’est d’autant plus dommage que l’idée de base n’est pas désagréable, bien au contraire. On s’en rend d’ailleurs compte avec le jeu en coop, bien plus prenant même si limité (niveau jouabilité, possibilités et plaisir) ou le jeu en multi à deux contre deux. Copie à revoir, donc, pour une improbable suite.
Note graphisme :

Les personnages sont plutôt bien faits, animation comprise. Par contre, les décors sont assez moyens, l'ambiance globale n'a rien d'extraordinaire et le level design est pourri.
Note intérêt :

Oublions le scénario affligeant, même s'il comptera néanmoins dans cette appréciation, pour nous porter sur l'idée de base : le jeu à deux. Si en solo il est à oublier bien vite, il suscite un brin d'intérêt à plusieurs joueurs, intérêt malheureusement gâché par une IA ennemie pénible et un level design à revoir.
Note jouabilité :

Globalement, le jeu n'est pas spécialement difficile à contrôler. Loin de là. Seulement votre coéquipier est doté d'une IA de moule. Les ennemis, tout aussi crétins, sont par contre tellement efficaces que c'est là le seul challenge.
Note finale :

Si l'idée de base était séduisante, le jeu cumule bien trop de défauts pour être réellement intéressant. Réalisation très moyenne, IA en berne, scénario ridicule... Heureusement, les modes multi et coop remontent l'intérêt du jeu. Mais pas assez pour nous séduire réellement.
Avis des INpactiens (1) :
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