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.:  Les tests
Devil May Cry 4 [PS3]
Vignette Rédigé par
le 11 février 2008

Catégorie : Action
Plateforme : PS3
Editeur : Capcom
Développeur : Capcom
Meilleur Prix Du Net : Comparer les prix

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Avez-vous déjà remarqué que les héros ont toujours quelque chose à compenser ? Sans doute un complexe purement masculin qu’il faut équilibrer avec une épée démesurée ou un flingue dont la longueur du canon est inversement proportionnelle au membre viril. Un gros gun, ça impressionne son petit monde, tout comme une lame qu’on porte d’une main et qui pourtant doit peser le poids d’un ours mort. Et quand on regarde le héros de Devil May Cry 4, on se dit que le pauvre garçon ne doit vraiment pas être gâté par la nature au vu de son double arsenal.
Voilà que deux ans se sont écoulés depuis Devil May Cry 3 sur PS2. Aujourd’hui, Capcom nous gratifie du quatrième volet de la saga à succès, et cette fois sur les consoles de dernière génération (prévu aussi plus tard sur PC).
 
 
   
   
 
Want to play... in progress
 
Allez, on inserre la galette dans le lecteur et youplaboum on joue...ah ben en fait non, on ne joue pas, en tout cas pas maintenant... le système vous signale qu'il vous faut procéder à une installation. Ah, qu’il est loin le temps des cartouches.... Si encore ça ne prenait que quelques secondes...mais là non, vous devrez faire preuve de patience pendant 25 minutes... 25 longues minutes pendant lesquelles vous passerez de l’excitation, à l’impatience, puis à la colère quand vous aurez lu les rappels sur le scénario des trois précédents opus pour la quatrième fois. Une fois faite, et sous couvert de ne pas avoir jeté votre Playstation 3 au travers de la fenêtre, vous pourrez encore patienter pendant la création des données de sauvegardes ainsi que des données réseau.
 
Cette fois ça y’est, on y va pour de bon !
 
   
   
 
Du neuf avec du vieux...
 
Ce nouvel épisode laisse place à un nouveau héros, Nero, un jeune homme aux cheveux grisonnants. Paraît que c’est classe, surtout avec un casque autour du cou. Avant que les fans ne pleurent, Nero ressemble énormément à Dante, tellement d’ailleurs qu’on en vient à se poser des questions. Un grand manteau, une grosse épée, un gros flingue, des yeux bleus... bref tout pareil... mais en différent.
 
L’histoire prend place à Fortuna, une grande ville où la secte de l’Ordre de l’épée a pris ses appartements. Alors que les fidèles assistent à la cérémonie du festival annuel de l’épée, présidée par le chef de l’Ordre qui y va de son petit sermon, notre Nero lui s’ennuie ferme et préfère écouter sa musique. Quand tout à coup, jaillit un homme vêtu de rouge qui s’empresse de flinguer le grand manitou d’une balle dans la tête, laissant s’éparpiller des morceaux de cervelle.
 
Alors que tout le monde fuit, Nero prends les armes, bien décidé à tuer le meurtrier.
 
   
   
 
Rose Queen...
                                          
On commence donc par un didacticiel qui nous apprend les différents mouvements de bases. Tout comme avec Dante, Nero est capable d’alterner entre son gros pistolet « Blue Rose » pour éclabousser les foules, et son épée « Red Queen » pour dépecer ses ennemis. Mais le jeune possède un atout supplémentaire : son bras démoniaque dont il pourra user au combat. Ce membre maléfique peut être projeté pour attraper et attirer l’ennemi à soi, et enchaîner des combos par exemple.

Mais Capcom ne pouvait laisser Dante de côté, et c’est vers la moitié du jeu que vous pourrez prendre le contrôle du fils de Sparda. On retrouvera ses quatre styles bien à lui : Swordmaster, Gunslinger, Royalguard et Trickster. Cette fois-ci on ne sera plus obligé d’attendre la fin d’une mission ou de trouver une statue « sablier » pour changer de style. En effet, ils seront directement interchangeables suivant que vous appuierez sur telle ou telle flèche directionnelle de votre pad. Une évolution appréciable.
 
Le système de combat ayant fait recette, il ne change pratiquement pas. On retrouve le classement « Style » allant de D à SSS, les techniques surréalistes, et les combos de folies, chaque touche permettant d’utiliser intuitivement chaque arme. Après quelques minutes d’apprentissage, vous enchainerez les mouvements sans accrocs.
 
   
   
 
Veuillez rendre l'âme à qui elle appartient

Tout au long de votre aventure, vous cumulerez des sphères rouges qui serviront cette fois-ci à acheter uniquement des objets, contrairement aux précédents épisodes. Pour obtenir des améliorations (nouveaux coups), il faudra cumuler des « âmes fières » qui, elles, vous seront octroyées à chaque fin de mission. Elles le seront en quantité plus ou moins importante selon le classement général de la mission qui prend en compte le temps que vous avez mis à la terminer, le classement « style » , et le nombre de sphères rouges ramassées.
 
Le jeu est assez linéaire dans son ensemble et manque quelque peu de rythme. On se retrouve souvent à parcourir des couloirs vides, et lorsque vous entrez en combat, des toiles se dessinent devant les portes pour les bloquer en créant une arène temporaire. Il aurait été plus agréable de se retrouver en environnement ouvert.
 
Comme pour les précédents opus, la sauvegarde pourra s’effectuer à chaque fin de mission et uniquement à ce moment là. Ce qui peut être une grande source de frustration lorsqu’on périt face au boss, puisque cela nous oblige à refaire l’intégralité de la mission. Il y a bien le « continuer » mais celui-ci fait exactement la même chose. Il vous refait partir du début de la mission. (mais en gardant les bonus, items acquis avant l'échec).
 
   
   

L'armée des ombres
 
Concernant la durée de vie, le titre s’étend sur une vingtaine de missions, plus douze « missions secrètes », ce qui donne au total une douzaine d’heures de jeu. Appréciable mais rien d’exceptionnel non plus. A cela s’ajoutent les récompenses (titres) à gagner au fil du jeu pour avoir accomplit tel ou tel objectif (ex : avoir 10 000 sphères rouges, faire un combo SSS....).
 
Graphiquement, c’est beau, sans être une claque visuelle. Les décors sont variés. Vous passerez de l’intérieur d’une cathédrale aux profondeurs d’une ancienne mine, ou à la végétation luxuriante d’une forêt, ...etc. La profondeur de champ est vraiment grande, ce qui offre une immersion plus conséquente. De plus, on notera le soin tout particulier apporté au design des ennemis. Malgré cela l’aliasing est vraiment marqué. Certaines textures scintillent fortement. Mais si tout cela reste peu gênant, en revanche, les ombres sont une calamité extrême. Elles pixelisent, tremblent et scintillent : une tare assez énorme pour un titre de cet ampleur.
 
   
   

Bien mais peu mieux faire
 
Pour conclure, Devil May Cry 4, s’il ne révolutionne pas la série, reprend avec brio ce qui a fait le succès des épisodes précédents. Des combats nerveux, des combos spectaculaires et un gameplay efficace. Un bon Beat’em all qui tente même de se payer un scénario. Possédant une ambiance sympathique et des décors soignés malgré quelques imperfections, il n’en reste pas moins que les ombres sont une énorme tâche face à la qualité graphique du titre. Quant à la durée de vie,  sans être énorme, elle reste dans la moyenne des jeux de ce genre.
 
Devil May Cry n’est sans doute pas le jeu de l’année, ni un indispensable, et c’est juste un bon jeu comme il en existe d’autres. Attention, il est globalement plaisant mais il ne se distingue pas outre mesure.
 
   
   
   
Note graphisme :
note : 6 /10
Pas une claque, pas une bouse, un jeu globalement plaisant mais les diverses petites aberrations (aliasing, scintillement, ombres), restent tout de même assez gênantes. Les personnages et les ennemis sont, quant à eux, très bien réussis.
Note intérêt :
note : 6 /10
Pas indispensable, pas inintéressant, Devil may cry 4 s'inscrit plus comme un épisode 3 next-gen, ce qui ravira surtout les fans et offre une occasion de découvrir la série pour les autres.
Note jouabilité :
note : 8 /10
Très simple à jouer une fois quelques minutes passées, et le tout est très intuitif. Le passage de Nero à Dante demandera par contre un petit temps d'adaptation.
Note finale :
note : 7 /10
Un bon petit jeu, qui vous fera passer un bon moment, à condition de ne pas être exigeant sur les graphismes pour cette version Playstation 3. La durée de vie est dans la moyenne et la difficulté plutôt élevées.