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Actualités relatives à ce jeu
04/02/08 - Test express : Hard to be a God [PC]
15/10/07 - Hard to Be a God : images et site
24/05/06 - Les premières images de Hard to be a God
C’est dur d’être un dieu… Bon, c’est un fait, on n’accède pas au panthéon des divinités en claquant les doigts, ou en racontant à tout le monde qu’on a vu des extra-terrestres… Ce serait trop facile… Même la voie du martyr est quelque peu hasardeuse… Si certains, comme Jésus, ont réussi, d’autres, comme Jim Jones, ont complètement raté. L’histoire a beau paraître impossible à réaliser, il n’en demeure pas moins que c’est le destin que nous propose Nobilis, tout du moins si l’on en croit le titre de son dernier jeu de rôle pour PC « Hard to Be a God ». Comme ledit titre l’indique, c’est effectivement dur d’être un dieu, mais rien qu’à la teneur d’une telle annonce, on se dit que cela ne doit pas être impossible. Le ton est donné dès le début : on se retrouve dans un monde plus ou moins médiéval / renaissance fantastique, et certains éléments technologiques très poussés pourront aider le joueur à devenir un « dieu » à proprement parler… C’est un peu comme si le secret de Leonard de Vinci résidait dans le fait qu’il ait, dans une salle oubliée du Clos Lucée, un super calculateur Cray 8ème génération. Là, on se dit alors que c’est normal que Vinci passe soit pour un génie, soit pour un dieu… Après, reste à savoir si le possesseur d’un super calculateur sait s’en servir.
Mais bon, sur ces premiers aspects sympathiques du background, on se heurte très rapidement à un jeu qui a été très vite fait, et qui merdouille dès son début, d’une manière tellement horripilante, que le joueur, à la fin de tout premier dialogue, se demande quand est-ce qu’il va pouvoir désinstaller cette chose. En effet, les dialogues s’affichent au fur et à mesure de la pression du clic-droit sur la fenêtre de dialogue. Puis, lorsque le joueur a le choix d’une réponse, qui s’affiche en bas de l’écran, il clique gauche, la réponse s’affiche une nouvelle fois en haut et il la valide d’un clique-droit… Bref… C’EST SUPER CHIANT ! et lorsque l’on se dit qu’on est dans un jeu de rôle, et que les dialogues auront une importance capitale, on se dit que ça va pas être génial pur la suite des évènements. Et puis, les dialogues étant récités dans la langue de Shakespeare, pendant que le texte défile en français, on se dit qu’un effort aurait pu être fait sur ce point… Tout cela est à la fois horripilant à l’usage, et hermétique à la compréhension… C’est mal parti.
Côté graphisme, on va dire que c’est « honnête », sans pour autant casser trois pattes à un canard. Le souci du détail est bien au rendez-vous, et le moteur graphique est suffisamment sain pour garantir un défilement correct de l’univers de Hard to be a God. Bon, la résolution graphique étant bridée à 1280 x 1024, il ne manquerait plus que ça se mette à ramer... On regrettera le manque global de fantaisie dans les design globaux des personnages et des créatures… Ça manque de « peps » tout ça… on s’emmerde un petit peu comme on s’emmerde pendant un récital baroque de la Chaise Dieu… De même, l’animation des personnages n’est pas tip-top non plus… À l’instar de leur design, ça manque de peps et de conviction. Certes, ça tient la route, mais c’est très vite oublié… Reste que parfois, on a l’impression que les personnages du jeu se sont assis sur quelque chose de long et de dur qui mousse de temps en temps.
En fait, Hard to be a God souffre principalement du fait qu’il semble avoir été fait sans conviction de la part des développeurs, et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas l’impression que ça en donne. L’univers du jeu est sans doute très intéressant, mais tel qu’il est traité, il ne donne pas vraiment l’envie d’aller bien loin, la gestion catastrophique de l’interface des dialogues ne fait que décourager les plus tenaces et les plus fervents défenseurs du jeu de rôle sur PC… Bref… Tout cela manque cruellement de vie et est pour le moins, très peu immersif… Très gênant pour un jeu de rôle. Hard to be a God est un jeu plein d’ennui, et cet ennui devient très vite contagieux.À oublier, ce qui ne devrait pas être trop dur.
Configuration minimum :
Processeur 2 Ghz, 512 Ram, Carte Graphique 128 Ram compatible DirectX 9.0c
Configuration recommandée :
Processeur 2,5 Ghz, 1 Go Ram, Carte Graphique 256 Ram compatible DirectX 9.0c
Note finale :

Hard to be a God devrait plutôt se nommer Hard to do a Game. Certes, tout cela respire la bonne intention, mais devant l'absence d'audace scénaristique, devant un design un peu trop quelconque, et surtout, devant une interface horripilante, le jeu est une sorte de chose hermétique qui ne demande qu'à être désinstallée.
Note des INpactiens :
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