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.:  Les tests
Burnout Paradise
Vignette Rédigé par
le 28 janvier 2008

Catégorie : Courses
Plateforme : Xbox 360
Editeur : Electronic Arts
Développeur : Criterion Games
Meilleur Prix Du Net : Comparer les prix

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Mon papa me laisse conduire doucement dans l’allée. Je suis un excellent conducteur. Y’a que 40 kilomètres de plus au compteur depuis que je l’ai conduite samedi dernier. Il devrait y avoir pus de 40 kilomètres. On n’est que lundi matin. Je conduis toujours la voiture le samedi. Jamais le lundi. Je suis un excellent conducteur. Papa me laisse conduire tous les samedis dans l’allée avant les sièges étaient en cuir marron maintenant ils sont en rouge c’est pas beau. Moi j’ai toujours eu un faible pour la série Burnout. Ho ho. Traverser les rues à fond la caisse, slalomer entre les voitures qui arrivent en sens inverse, le tout pour finir dans une gerbe d’étincelles et de tôle froissée… et cette impression de vitesse inégalée… ho ho. Ça c’est de la conduite. Papa me laisse conduire tous les samedis dans l’allée mais depuis que j’ai écrasé six infirmières, ils ne me laissent plus le faire. Ho ho. Qui est le joueur en première base. Qui joue en première base. Qui ?...
 
Haaaaa… Burnout. Une série de qualité. Une série sans ratés. Les différents opus ont été plus ou moins réussis (mais jamais foirés), plus ou moins novateurs (mais toujours passionnants)… pour finalement arriver à un Burnout Paradise qui débarque sur PS3 et Xbox 360. Autant dire que j’avais le paddle qui en frétillait d’impatience avant de le recevoir. Même si un Burnout Revenge est sorti sur 360, Criterion Games, le studio de développement, affirme qu’il s’agit là du véritable premier Burnout Next-Gen. Repartis de zéro, ils ont développé un nouveau moteur graphique et pensé une nouvelle approche du jeu…
 
   
   
 
Bienvenue à Paradise City. Une ville idéale pour Burnout. Plus de 400 km de routes, avec tout ce qu’il faut de tunnels, de longues lignes droites, de rues tortueuses, de tremplins à gogo, de raccourcis, de parkings avec des rampes de saut sur les toits… Une ville immense qui va devenir votre terrain de jeu. Et Qui dit ville, dit multiples possibilités et nombreux défis. Plutôt que de proposer, comme dans tous les jeux de courses, une enfilade d’épreuves les unes après les autres, Burnout Paradise est un environnement totalement ouvert. Aucun temps de chargement. La ville vous ouvre les bras pour la sillonner de fond en combles.
 
Il existe deux catégories d’épreuves. Les premières seront à découvrir lors de vos balades. Il y a les smashs (exploser les 400 barrières jaunes disséminées dans la ville), exploser les panneaux de pub Burnout, enquiller les 200 super sauts, réaliser un méga-créneau au frein à main à se garer entre deux voitures… En plus, chaque rue, j’ai bien dit chaque rue, possède deux défis routes : défi chrono ou défi crash. Soit le meilleur chrono pour parcourir la rue, ou le plus gros crash. A vous de sélectionner à l’aide de la croix directionnelle le défi route que vous voulez et hop, il se déclenchera sur la simple pression d’un bouton du paddle.
 
Enfin, pour la seconde catégorie, il faut savoir que chaque rue a également sa propre épreuve. Pour la débuter, il suffit de s’arrêter au feu et d’appuyer sur l’accélérateur et le frein en même temps. Un jeu d’enfant qui vous plonge, selon l’endroit, dans une simple course, un road rage (détruire un certain nombre de voitures), une traque (rallier un endroit de la carte en évitant les grosses bagnoles qui cherchent à vous exploser), séquence cascade (réussir des sauts, des boosts, dérapages ou chrono dans un parcours) ou encore le parcours burning (sorte de contre-la-montre). Notez que certaines épreuves seront spécifiques à certaines voitures.
 
Une ville entière, une épreuve à chaque rue, des défis routes, des sauts en pagaille… inutile de vous en dire plus : le nombre est énorme, hallucinant… de quoi vous offrir une durée de vie monstrueuse.
 
   
   
 
75 voitures seront à débloquer. Soit en enquillant les épreuves, soit en prenant en chasse certains modèles qui sillonnent la ville. On vous l’annonce alors et en général, il vous suffit d’attendre 5-10 minutes sans faire d’épreuve, à parcourir les rues, pour la voir débouler devant vous. Il vous suffira de réussir un takedown (la foutre dans le décor) pour l’ajouter à votre liste. Ne croyez pas pour autant que c’est facile : ces voitures conduisent comme des malades, vite, n’hésitent pas à éviter les obstacles au dernier moment… bref vous raterez très certainement quelques occasions. Il faut simplement vous armer de patience pour la voir redébouler devant vous un peu plus tard. Les modèles sont divers et variés. Modèles de courses, pick-up, berlines, chaque plus ou moins rapide, plus ou moins résistante, plus ou moins armée de boost…oui, le boost, vous n’avez pas oublié, hein… le coup de la nitro qui vous fait aller à des vitesses incroyables…
 
Dans la ville, on trouvera 4 sortes d’établissements. Les casses auto, où vous pourrez changer de véhicules. Les atelier de réparation, pour remettre votre véhicule à neuf (utile lors des traques où vous adversaires tentent de péter votre bagnole), les ateliers peinture, pour changer d’apparence, et les pompes à essence, pour refaire le plein de boost.
 
Les fameux crashes ont été changés en un mode un peu spécial. Le nouveau mode crash vous offre une jaune de boost qui, à chaque utilisation, fait sauter votre carcasse dans la direction de votre choix, histoire d’aller percuter les autres véhicules. Les bus ajoutent un multiplicateur. Chaque voiture a un prix et si vous les percutez, vous augmentez votre jauge prix. En plus, tous les 10 véhicules percutés, on remplit plein pot votre jauge boost… Au final, les crashes sont interminables et peuvent durer jusqu’à 5 ou 6 minutes, pour des montant affolant de 20 à 30 millions de dollars de dégâts occasionnés. Comme expliqué précédemment, pour chaque rue on peut faire un high-score de dégâts… Ce mode, à première vue pénible et longuet (c’est l’impression que nous avions eu à la démo du jeu), se révèle finalement assez amusant. Ça n’a certes pas la saveur des crashes d’antan du jeu, mais, activés de temps à autres, quand l’envie nous en prend, ils deviennent sympas et assez jouissifs.
 
   
   
 
Graphiquement, Burnout Paradise est une sacrée claque. L’impression de vitesse est toujours monstrueuse. Les décors sont sublimes et très détaillés. Chaque rue est unique. Des monuments, des voitures innombrables et très différentes les unes des autres… le niveau de réalisme graphique est saisissant. Ajoutez les crashes spectaculaires qui désintègrent votre voiture en une multitude de petites pièces et vous aurez sans hésitation aucune le plus joli jeu de voitures jamais réalisé. A tel point qu’on lui passera sans problème quelques petits bugs lors des cinématiques ou, plus fréquent, lors du passage cinématique/retour à la conduite. En plus, rien de gênant pour la jouabilité.
 
La jouabilité, elle, est toujours parfaite. Totalement arcade, mais parfaite. Gâchette droite pour accélérer, gauche pour freiner, stick gauche pour contrôler la direction, droit pour la caméra. Bouton A pour le boost… Le reste on s’en fout. Pas besoin. Et les dérapages sont merveilleusement exagérés, excessivement simples à contrôler… bref, c’est le panard intégral. Enfin, question son, on appréciera la bande-son rock. Guns’n Roses, Depeche Mode (Route 66), Avril Lavigne, SoundGarden, Faith No More… Tout n’est pas parfait ni forcément bon, mais ça change du rap ou de la techno que nous livrent trop souvent les développeurs. Sans compter le bruit du moteur et des crashes, magnifiquement rendus.
 
Quelques petits gadgets sont implémentés. La possibilité de prendre une photo avec la webcam à chaque épreuve réussie, histoire de coller cette photo sur votre permis.
 
   
   
 
Venons-en au multijoueur. Solo, multi, même combat. A chaque partie solo, vous pouvez à tout moment faire venir un pote ou un invité dans votre parcours. Dès lors, vous serez deux, et jusqu’à huit, à sillonner la ville. Petit regret, pas de multi possible sur la même console. Reste que là encore, une multitude de défis en ligne vous attendent. Il y en a près de 200…
 
Bon, allez, il est temps de conclure. Pour moi, pas de doute possible : Burnout est le meilleur jeu de courses sur Next-Gen. Même avec quelques petits bugs graphiques lors des cinématiques. Même avec un mode crash pas à la hauteur de l’ancien. Et on s’en fout un peu que la carte ne soit pas super lisible. Même pendant les courses : si on n’a pas le sens de l’orientation, ben tant pis, on rate l’épreuve. Et ce n’est finalement pas rageant puisqu’il y en a tellement à faire, et elles sont assez courtes (3-4 minutes max)… on passe donc à la suivante sans broncher. Reste que la durée de vie est monstrueuse. Que la conduite est superbe. Que les graphismes sont géants. Que la ville est bien foutue, avec son passage urbain, ses montagnes, son chemin de fer désaffecté, ses sauts à gogo, ses petits endroits planqués à découvrir, ses multiples possibilités… Un jeu à posséder de toute urgence.
 
Une petite précision qui en fera toutefois sourire plus d’un : Si les version PS3 et 360 sont rigoureusement identiques et tout aussi sublimes, la connexion multi PS3 peut parfois connaître quelques petits soucis de sauts, de lag et de déconnexion. La connexion multi via le Xbox Live, elle, est beaucoup plus stable, même si vous n’êtes pas à l’abri quand même. Désagréments pas obligatoires, pas souvent non plus, mais plus fréquents sur PS3 que sur 360, donc.

Sur ce, ne restez pas plantés devant votre écran, le cul vissé sur votre fauteuil pourri. Courrez acheter cette merveille.
 
   
   
Note graphisme :
note : 9 /10
Un peu abusé sur les flous, le graphisme de Burnout Paradise n'en est pas moins grandiose. Aucune rue ne ressemble à la précédente. Les véhicules qui les sillonnent sont nombreux et variés. Aucun temps de chargement. 400kms de route... Une impression de vitesse monstrueuse... que demander de plus ?
Note intérêt :
note : 8 /10
Oui eh bien à la base, j'adore la série Burnout. C'est mon choix. Et je vis très bien avec. Et ce nouvel opus 100% Next-Gen a une durée de vie énorme, un environnement totalement ouvert, et une architecture vraiment bien pensée. De quoi forcément en avoir un orgasme avant même d'y jouer.
Note jouabilité :
note : 9 /10
C'est d'une simplicité enfantine. Le contrôle du véhicule est intuitif, simple, et même si chaque voiture est plus ou moins rapide et tient plus ou moins bien la route, on maîtrise sans problème, on dérape comme un malade, bref, on prend son pied comme jamais.
Note finale :
note : 9 /10
Moi je dis, il ne faut pas bouder son plaisir. Quand on prend un pied pareil, il ne faut pas hésiter à le dire. Et Burnout, c'est du bonheur à l'état pur. Une merveille. Sublime, avec une durée de vie énorme, une ville entière excellement bien pensée, une conduite intuitive... On en redemande. Et quand bien même le mode crash est en dessous de nos espérances, cela ne parvient pas à nous gâcher le plaisir. Et il est immense, ce plaisir.