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.:  Les tests
Dancing Stage Universe [Xbox 360]
Vignette Rédigé par
le 10 décembre 2007

Catégorie : Musique
Plateforme : Xbox 360
Editeur : Konami
Développeur : Konami
Meilleur Prix Du Net : Comparer les prix

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Il paraît que le grand courant à la mode dans le monde de la techno est appelé la « tecktonik ». Au risque de passer pour un vieux con grincheux, ce que je suis assurément… c’est quoi ce nom ridicule qui n’évoque rien d’autre que la pauvreté intellectuelle, imaginative et de réflexion de ceux qui l’ont inventé ? Je veux dire, ça fait vraiment « on a ouvert un dico, on a vu un mot qu’on ne comprenait pas mais ça sonnait bien et on a rajouté des k partout pour faire moderne ». Et le prochain courant, ce sera le « hoora-gan » ? Le « Cyklone » ? Non parce que quitte à rester dans les phénomènes terrestres exceptionnels et autres noms qui font super branchés, autant continuer dans la même veine pitoyable. De toute manière, je n’ai jamais aimé la techno. Le boum-boum sur lequel se déhanche des décérébrés suintant la graisse de fast-food, ça me hérisse le poil. Et ne me parlez pas de mon ignorance ou de mon intolérance : je vous rappellerai juste que quand une vache remue de la même manière, on abat tout le troupeau. A la différence, c’est qu’une vache, ça a plus de valeur sentimentale qu’un amateur de techno et, surtout, c’est vachement plus utile.
 
Alors le pire, ce n’est pas quand ils se secouent la couenne en boîte de nuit, parce que bon, à la rigueur, au moins là ils sont parqués et de temps en temps, on peut fermer les portes et coller le feu, juste pour déconner. Non, le pire, c’est qu’ils assument leur pauvreté musicale jusqu’en dehors. On les voit, sur les salons ou dans les reportages… à danser sur des tapis colorés devant un écran. J’avais jusqu’à maintenant cordialement (enfin, c’est une expression, parce que ma cordialité n’est pas toujours impeccable) refusé de me prêter à ce jeu débile pour épileptiques en pleine crise. Jusqu’à aujourd’hui.
 
Chienne de vie, chien de métier.
 
   
 
Merci Konami, donc, de nous avoir fait parvenir Dancing Stage Universe. Ça se paiera. Dancing Stage Universe, c’est un jeu vendu environ 70€, soit le prix le plus élevé des jeux next-gen. A la différence près qu’il est vendu à ce prix avec un tapis de danse. Oui, oui, les gros tapis aux couleurs immondes de vert fluo, orange péteux, jaune poussin et j’en passe. Le genre de truc qui agresse les yeux rien qu’en le déballant. Ce tapis se branche sur le port USB de la console. Son revêtement verso accroche parfaitement au sol, que ce soit sur de la moquette, du carrelage ou sur du parquet. Impeccable. Sur mon carrelage, j’avais peur de jouer les surfeurs et de terminer avec une patte pétée, mais non. Il n’a pas bougé d’un poil. Et il est assez épais pour ne pas s’exploser les doigts de pied à chaque fois que l’on fait un pas, et pour que ma fille ait décidé d’en faire un tapis de gym.
 
Bref, du bon matos qui justifie pleinement que le prix tape dans les valeurs les plus hautes des jeux sur 360. D’autant plus que, autant le dire de suite, ce tapis a très bien répondu durant le jeu et n’a posé aucun problème technique. Reste le problème : moi sur un tapis de danse, c’est comme coller un eunuque dans un gang-bang. On n’est pas équipé pour prendre son pied. Sauf que, bon, à la différence de l’eunuque, c’est que mon cas n’est pas totalement désespéré. Kamel Ouali, si tu nous lis, contacte-moi, je suis ton prochain insurmontable défi.
 
La galette du jeu est donc insérée dans la console. Le tapis est connecté et répond bien… On lance la partie… Photos interdites.
 
   
 
Dancing Stage Universe se présente de la sorte : le tapis est séparé en 9 cases. La case centrale est neutre. Les cases devant, derrière, gauche et droite correspondent à des flèches. Les cases situées aux quatre coins représentent les boutons du paddle, à savoir le Y, le X, le B et le A. Ce qui veut dire que vous n’aurez pas besoin d’avoir la manette en mains pour naviguer dans les menus.
 
Le jeu vous balance des musiques, clips vidéo inclus ou non, et à la manière d’un Guitar Hero, vous devez marcher sur la bonne flèche au bon moment. J’explique pour ceux qui ont du mal à comprendre. Les 4 flèches, haut bas gauche droite sont représentées de manière « évidée » en haut de l’écran. Comprenez par-là qu’il n’y a que le contour de ces flèches. Des flèches pleines partent du bas de l’écran vers le haut. Dès qu’elles arrivent sur les flèches vides, ça veut dire que vous devez marcher à ce moment sur la case correspondante sur le tapis. Simple, nan ? En théorie. Parce qu’en pratique, quand on est très loin d’avoir la fièvre du samedi soir, c’est mal barré.
 
Dans le jeu, donc, on doit juste « taper » du pied au bon moment sur la bonne flèche et revenir dans la case du milieu. Des fois, on doit laisser plus longtemps le pied sur la flèche adéquate, pour faire des sortes de « pas longs ». Au final, pour peu que l’on prenne le rythme au niveau des hanches, que l’on bouge les bras et que l’on soit un peu frimeur, ça ressemble bel et bien à de la danse. Bon, de la danse des canards, certes, mais de la danse quand même. Evitez toutefois dès le début, avant d’avoir un niveau convenable, de faire des 360° pour frimer. Je le sais, j’ai essayé, je me mangé le coin de la table basse dans la cuisse en me vautrant comme une tanche. Merci Konami. Ça se paiera.
 
   
 
Au niveau des chansons et musiques, donc, on se retrouve avec une playlist effroyable, mais avec quelques exceptions. De la techno, un peu, de la danse, un peu aussi et quelques ovnis dont on se demande ce qu’ils foutent là, comme les All Saints, Prodigy, The Hives, The Fratellis ou Supergrass. 65 chansons et musiques, au total, dont certaines à débloquer. On trouve même des remixes de musiques de jeux comme Castlevania. Sympatoche.
 
Le mode quête est l’équivalent du mode carrière dans lequel vous allez arpenter les dancefloors du monde entier (autrement dit des USA et du Canada). Le but est de réussir des challenges de plus en plus complexes pour gagner de la thune et débloquer de nouveaux défis ou, bien entendu, acheter de nouvelles chansons. Vous pourrez même engager un danseur pour multiplier les points (plus on est de fous, plus on score, c’est bien connu). Les défis sont assez amusants : réussir un certain nombre de pas précis (double-flèches, …etc.), enchaîner les combos, atteindre un score… c’est varié, ça vous colle une pression supplémentaire.
 
Pas irréalisable, le mode quête offre un challenge quand même plutôt relevé, du moins à mon humble avis de Travolta en herbe. La durée de vie est plutôt conséquente (65 morceaux, quand même, hein)
 
Rajoutez enfin un mode entraînement (somme toute assez moyen), un mode régime qui comptabilise le nombre de calories perdues, un mode défi et, enfin, un mode party plutôt réussi pour jouer à plusieurs, avec des relais, des challenges… sympa comme tout.
 
Sur le Live, vous pourrez affronter vos amis du bout du monde mais également télécharger de nouvelles chansons et musiques.
 
Graphiquement, c’est assez quelconque. Une ambiance japochose super chargée en couleurs qui pètent, en étoiles et formes de tout acabit. Ça rame aussi parfois (ça reste rare), chose assez bizarre compte tenu du fait que ce ne soit pas non plus des effets spéciaux de la mort qui tue. Heureusement, on peut les désactiver dans les options.
 
   
 
Voilà, donc. Reste à conclure sur cet outil pour dégénérés, ce Dancing Stage Universe ignoble. Bon, personnellement, j’ai eu un mal fou à entrer dedans, à me mettre dans le jeu, dans l’ambiance, et à bien accrocher le concept. Quand on est réfractaire, à la base, ça n’aide pas forcément. Mon jugement final est donc légèrement biaisé. Reste que le jeu a fait fureur autour de moi. Oh, bon, il n’est pas tout à fait parfait. Ça manque de pop japonaise. J’aime bien ça, moi, la pop japonaise. Je veux dire, quitte à faire le guignol et passer pour un cake, autant y aller franco et que ce soit sur de la bonne musique bien craignos également (tiens, la preuve que je suis un vieux con : qui utilise le mot « craignos » aujourd’hui ?).
 
Bref c’est un jeu réussi. Plutôt complet, pas insurmontable, bien foutu, pas si cher que ça compte tenu de la qualité du matos à l’intérieur, offrant une playlist moins pire que prévue, mais peut-être pas assez diversifiée et originale, répondant bien aux pieds, pourvu que vous arriviez à suivre les cadences et que vous ne soyez pas un cul-de-jatte en puissance, bref, un jeu à recommander vivement pour qui aime ce genre.
 
   
   
   
   
Note graphisme :
note : 5 /10
Rien d'exceptionnel. C'est coloré, ça bouge de partout, on a droit à certains clips... Dommage qu'avec certaines animations, ça rame un chouille.
Note intérêt :
note : 7 /10
L'intérêt d'un tel produit est forcément soumis à votre intérêt pour les jeux de danse. Pour ma part, il était quasi nul avant le test. Il est remonté à peine d'un chouia après. C'est déjà un progrès énorme...
Note jouabilité :
note : 7 /10
Difficulté progressive, challenge pas forcément insurmontable... Reste que la jouabilité d'un tel produit est de toute manière dépendante de vos compétences et de votre agilité. Pour ma part, le début a été catastrophique mais s'est largement amélioré par la suite. Désormais, on m'appelle King Mogwaï of the Dancefloor. Qu'on se le tienne pour dit.
Note finale :
note : 7 /10
Ouais ben c'est bien ce que je pensais : un jeu de danse sur tapis, très peu pour moi. Reste que le produit est bien fait, complet, offrant pas mal de possibilités, pas mal de bons moments de délire. Le tapis est de bonne facture, bref, que demander de plus ? Les amateurs du genre seront totalement comblés.