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.:  Les tests
Unreal Tournament III [PC]
Vignette Rédigé par
le 29 novembre 2007

Catégorie : FPS
Plateforme : PC
Editeur : Midway
Développeur : Epic Games
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A force de jouer tout seul dans son coin, on en devient vite une sorte d’autiste en puissance qui ne parle à personne, et qui reste convaincu que les femmes mesurent en moyenne un mètre soixante-quinze, pour 50 kilos toutes mouillées (ha non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit), qu’elles portent des soutiens-gorges bonnet format 95 C, et surtout, qu’ellent sont constamment posées sur une paire de chaussures à talons hauts… Très hauts même…
Bref, les jeux de tir à la première personne auraient-ils tendance à isoler les joueurs dans la forteresse vide de leur autisme ludique ? Heureusement, il y a Unreal Tournament III qui vient de sortir, et grâce à lui, on pourra enfin voir ces joueurs isolés se rencontrer sur le net, histoire de découvrir qu’ils ne sont pas seuls… L’image de la femme restera, elle, inchangée, mais bon… Le fait de se rencontrer entre joueurs baveux devrait commencer à arranger les choses.

Trêve de plaisanterie…

Bon, on arrête de médire, et on va plutôt se consacrer sur le nouvel opus de Unreal Tournament, c’est-à-dire le troisième du nom. De ce côté de la planète du genre jeu de tir à la première personne, les choses se compliquent. Pour faire simple, la race humaine se fait toujours autant pourchasser par du velu extraterrestre à la face plus au moins taurine, et déguste sévère au point de se faire refouler dans de véritables bidon-villes et autres villes de fortune dans lesquelles s’amoncelles les représentants de notre espèce. Ne pouvant être tranquille quelle que soit la planète sur laquelle se retrouve l’homme, le voilà de nouveau en train de se faire copieusement bombarder la gueule par des Necris, dont l’armée conduite par Akasha, que le roulement habille, s’est rentrée dans le crâne qu’un bon humain est un humain mort.

Heureusement que le joueur est là. Grâce à lui, il va pouvoir en découdre avec ces saloperies d’extra-terrestres, défendant becs et ongles son espèce, au prix de quelques égratignures, balafres, et morts atroces de compagnons de combat. Nous voici donc dans un renouveau de la guerre qui oppose les humains aux Necris, et dire que ça va saigner tient du doux euphémisme. Mais si l’histoire commence comme cela, il ne faut pas oublier que dans Unreal Tournament III, il y a le mot « Tournament »… « Tournois » en français… Est-ce à dire que la guerre, même si elle prend un tournant génocidaire, ne se résumerait qu’à un simple duel au soleil ? Ben oui… enfin, si l’on en croit les gens d’Epic, oui, ça serait tout à fait ça.

C’est un petit changement en soit, auquel on assiste finalement. Pour ceux qui s’en rappellent, les premiers pas de Unreal Tournament justifiaient son background à travers l’existence de match à mort dans un futur lointain qui, en guise de nouveaux jeux du cirque à la romaine, consistait à donner de la violence dans une arène afin que les colonies minières d’un empire galactique à venir n’implosent pas sous des guerres civiles et autres violences intestines… Bref, dans l’ancienne version des faits, les tournois étaient là pour juguler la violence qui pouvait venir de l’intérieur… rien de neuf depuis l’Empire Romain, en somme. Ici, on parle bien d’une guerre ouverte contre un envahisseur, dans le mode campagne… C’est donc un petit changement en soit par rapport au premier Unreal Tournament.

Finalement, on s’en fout.
La chose est dite, et comme nous vous le disons dans notre préview, l’histoire d’une guerre opposant les humains contre les Necris n’est qu’un prétexte pour voir les équipes de joueurs s’affronter entre elles dans des parties du genre « capture the flag », « neutraliser le noyau », ou tout simplement, de voir des joueurs s’entre massacrer en belles et longues séances de deathmatch. Cependant, cette nouvelle guerre est aussi une manière commode et élégante de s’excuser de la disparition des Skaarjs qui avaient disparu lors de l’édition 2003 de Unreal Tournament… Ce génocide vidéo-ludique ayant quelque peu ému la communauté de joueurs de Unreal Tournament (et de Unreal tout court, d’une manière générale), le Skaarj moyen refaisant son apparition sur la jaquette de Unreal 2004, il fallait bien démontrer la bonne volonté des développeurs de vouloir donner un nouveau souffle extraterrestre à la série .

Donc, finalement, de cette guerre, on s’en fout… Le principal c’est de se rencontrer, et de se mettre dessus entre gens de bonne compagnie. Pourtant, de la part d’Epic, ce n’est pas faute d’avoir tenté de glisser un mode « campagne » qui permet d’aborder d’une manière un peu plus narrative l’univers d’Unreal Tournament. Mais bon… On va dire que ça survole plus que ça rentre dans les détails, mais nous y reviendrons plus tard.

Ce qui compte le plus, c’et de se retrouver dans l’univers qui est vraiment propre à Unreal Tournament. On enfile son armure qui nous fait ressembler à un 33 tonnes, on met ses moon boot en titane, on met en bandoulière son lance-missiles nucléaires trans-continentaux, et on part au combat dans une grosse marrade entre potes qui, si elle gicle de partout à l’écran, n’en demeure pas moins amusante.. On ne va pas s’en plaindre, le principal, pour un jeu, c’est de s’amuser.

L’art du duel

Comme nous le ressentions lors de la preview, il y a finalement peu de nouveauté du gameplay de Unreal Tournament 2004 à Unreal Tournament 2003. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les joueurs de l’ancienne version vers la nouvelle ne vont pas être trop dépaysés !

Ainsi, on retrouve l’attirail guerrier tel qu’on l’a laissé la dernière fois. Certes, les design ont été revus et corrigés, mais comme dirait l’autre « si la forme a changé, le fond est resté le même ». Pourquoi changer la recette lorsqu’elle s’est avérée plutôt bonne auprès de la communauté de joueurs ?

Les armes et les véhicules sont toujours là, un peu comme on les a laissés la dernière fois. Les développeurs ont voulu, cependant, combler un manque dans le gameplay de Unreal Tournament 2004. Ainsi, Epic avait constaté que nombre de joueurs se plaignaient du fait qu’il n’y avait pas assez de véhicule, dans le sens où certains joueurs se retrouvant piétons ne pouvaient pas se rendre assez rapidement sur certains points de la carte jouée, alors que les joueurs véhiculés s’éclataient sévèrement de leur côté. On a donc mis à la disposition des avatars des skate-boards à anti-gravité afin que tous les joueurs puissent se rendre le plus rapidement possible sur les lieux dans lesquels « ça chauffe ».

Contrairement à ce qu’on avait vu dans la preview, il faut noter que les joueurs peuvent effectivement transporter les drapeaux sur ce moyen de locomotion, lors des rencontres sur des cartes du genre « capture the flag ». Il faut noter tout de même que si le joueur se fait désarçonné de sa planche à antigrav, le drapeau est lâché. Autre point intéressant, les joueurs peuvent « s’agripper » à un autre véhicule plus lourd lorsqu’ils font du skate, un peu comme les morveux skater rebel’z lorsqu’il s’accrochent à une bagnole en plein centre ville, histoire d’avancer plus vite.

Sur le terrain, la chose qui marque tout de suite, c’est que le gameplay est extrêmement speed. On se rend alors compte à quel point ce genre de divertissement peut devenir un sport. Le moteur Unreal s’exprime à pleins poumons, et le gameplay en tire totalement partie. L’idée est de donner une impression de Blitzkrieg continuelle à travers un jeu vif, sollicitant de la part du joueur un maximum de réactivité. À cela s’ajoute les bons vieux commentaires « Furie », « Humiliation » et autres « folie meurtrière », qui font toujours leur effet lorsqu’on se mange un pruneau en pleine poire.

Reste que la nature même des cartes dans lesquelles se rencontrent les joueurs est un pousse au crime. Si les objectifs, en dehors de celui du deathmatch, ne sont pas forcément de dessouder autrui, la recherche de l’acquisition d’un point de contrôle passe par du massacrage en règle comme on n’en a pas vu depuis un certain temps. Evidemment, on est dans le genre First Person Shooter, à quoi faut-il donc s’attendre ? Mais pour le coup, Unreal Tournament dispose d’une capacité presque effroyable d’envoyer ses ennemis ad patres en l’éparpillant un petit peu partout dans le décors… A ce stade là, ça devient de taylorisme, et la topographie y est pour beaucoup : les points d’étranglement sont légion, et les passages dans lesquels se croiseront inévitablement les joueurs des équipes opposées constituent l’architecture même du rythme du gameplay. La messe est dite : vous jouez à Unreal Tournament III… tous sera mis en œuvre pour assurer le massacre.