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Uncharted : Drake's Fortune [PS3]
Vignette Rédigé par
le 30 novembre 2007

Catégorie : Action
Plateforme : PS3
Editeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Naughty Dog
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Un peu de culture historique ne peut pas vous faire de mal, incultes que vous êtes. Francis Drake était un corsaire qui écuma les mers au XVIème siècle. Il faut savoir que la différence entre un pirate et un corsaire, à la base, est extrêmement mince. Le pirate est son propre maître et s’attaque à n’importe quel navire marchand. Le corsaire, lui, est sous la coupe d’une nation. S’attaquer aux navires portant les couleurs de son pays fait donc légèrement désordre. Francis Drake, lui, est un corsaire anglais. Il transporte donc dans ses cales de la gelée anglaise, du bœuf à la menthe et du pudding. Parce que ça se garde bien le pudding. Mais comme il aime les tortillas, il s’attaque souvent aux navires et comptoirs espagnols. Et un comptoir, ce n’est pas là où vous vous accoudez pour boire votre petit blanc sec. Enfin si, mais pas de ce cas. Dans ce cas, un comptoir, c’est un petit port marchand.

 

Francis Drake fut le premier navigateur anglais à faire le tour du monde. Il franchit le Cap Horn par un passage qui porte aujourd’hui son nom. De ses hauts faits, on retiendra également qu’il prit la possession de la Californie, qu’il nomma Nouvelle Albion, avant de s’en retourner chez lui parce qu’il ne s’entendait guère avec le gouverneur Schwarzenegger. Il fut anobli par la Reine Elizabeth II. Dorénavant, on devait donc l’appeler Sir Francis Drake. Il mit régulièrement la branlée aux espagnols (on suppose que c’est de là que vient l’autre nom de la cravate de notaire) et amassa une considérable fortune, pour son pays, certes, mais aussi un peu pour lui. On lui prête aussi l’introduction de la pomme de terre en Europe. Enfin, il mourut en 1596 de la dysenterie, preuve que pour mener une vie de corsaire, on en chie grave.

 

   
   

 

Sauf qu’en fait… non. Francis Drake n’est pas mort de la sorte. Vous le savez. Oui, vous. Vous êtes Nathan Drake, son descendant. La simple et bonne raison est que Drake est censé être mort le 28 janvier 1596 et que dans votre famille se transmet de père en fils une bague qui lui appartenait et qui est gravée au 29 janvier de la même année. Nous sommes au large de Panama. Sous l’œil de la caméra de Elena Fisher, journaliste reporter, vous tirez un cercueil des eaux. Le cercueil de Francis Drake. Celui-là même qui fut immergé avec le corps du corsaire… et qui bien entendu est vide. Vous y trouvez pourtant ce que vous espériez y trouver : son carnet de bord qui révèle l’emplacement de l’Eldorado. C’est alors que des pirates vous attaquent. Après les avoir mis hors d’état de nuire, vous filez en compagnie de la journaliste et de Sully, votre acolyte ronchon à l’éternel cigare.

 

Une fois à terre, vous décidez de fausser compagnie à la journaliste et partez sur les traces de votre ancêtre. Près de Lima, au Pérou, vous découvrez dans la jungle le fameux temple, porte vers l’Eldorado… sauf qu’en guise de porte, vous découvrez que l’Eldorado n’est pas un pays mais une énorme statue de 250kg qui, bien évidemment, n’est plus là… et vous découvrez également que votre principal rival, lui aussi chercheur de trésor, est sur la même piste. Sauf que si vous, vous marchez en duo avec Sully, lui s’est offert une véritable armée pour faire le ménage. Et qu’ils vous considèrent justement comme une désagréable petite poussière.

 

   
   

 

Uncharted : Drake’s Fortune est un jeu d’action/plateformes. Une sorte de Tomb Raider, avec bien plus de combats et des puzzles un peu plus simples. Vous alternez les passages de sauts contre les parois rocheuses, promontoires, murs ou fenêtres et piliers, et les passages à combattre contre toute une horde de pirates à la solde de votre adversaire.

 

Doté d’une jouabilité remarquable et d’une prise en mains excellente, le jeu offre plusieurs possibilité d’action. R1 pour tirer. X pour sauter ou grimper. Strick droit pour diriger la caméra. Carré pour frapper aux poings. Rond pour s’abriter derrière un obstacle ou pour rouler-bouler. Il sert également à lâcher prise lors des phases de grimpettes ou quand vous êtes pendus par les mains. L2 sert de Zoom. R2 permet de recharger. Enfin, L1 permet de viser avant de tirer.

 

Doté de checkpoints très fréquents et intelligemment positionnés, le jeu va vous emmener dans la jungle, dans un temple aux murs friables et aux profondes crevasses, sur une île aux ruines décrépites, dans des sous-terrain humides, dans un ancien port de sous-marin aux tuyaux grinçants et rongés par la rouille, dans des catacombes remplies de squelettes, dans une cité coloniale abandonnée… Durant les phases de plateformes, vous sauterez de pilier en affleurements rocheux, de plateformes en rebords de fenêtres, de cordes en chaînes pendouillantes… tout est très intuitif et suffisamment clair pour savoir où se situe votre prochain saut. Certains éléments, friables, se détruisent sous vos doigts, vous obligeant à réagir plus rapidement. On citera également un passage de shoot, tandis que votre acolyte conduit une voiture, ou à piloter un jet ski tout en tirant sur les ennemis. Ces parties sont très réussies. Enfin, les combats contre les adversaires se font à coups d’armes à feu et de grenades. Fusil à pompe, fusils mitrailleurs de toutes sortes, fusil de sniper, flingues divers et variés… un petit arsenal sympathique qui vous obligera à ramasser fréquemment des munitions sur les corps de vos ennemis. Ces ennemis sont plutôt malins. Ils se planquent, tentent de vous contourner, sortent à couvert mais pas toujours au même endroit… Un challenge sympathique et pas toujours évident pour le joueur. Si les premiers combats sont un peu lourdingues et peut-être un poil trop longs, on s’y fait finalement pour les apprécier, leur difficulté progressive offrant de plus en plus de sueurs froides au fur et à mesure que les combattants sont plus intelligents, mieux armés et surtout mieux protégés. Notez qu’il y a une petite localisation des dégâts : un tir dans la tête tue directement vos assaillants, un tir dans la jambe le fait sautiller sur place en criant de douleur.

 

La gestion de la vie se fait façon Call of Duty : il n’y a pas de jauge de vie. Pour récupérer, il vous faut vous abriter pendant un certain moment. Finalement, c’est tout aussi bien que de choper des improbables medikits.