Haaaaa… Guitar Hero… Le jeu des frustrés qui se verraient bien sur scène à rivaliser de classe et de génie avec Angus Young, acclamés par les foules, à se taper de la groupie à tour de bras, à faire la collec’ des petites culottes des stars-fuckers, de se taper des rails de coke comme un asthmatique sniffe sa ventoline, picoler la bière sans retenue, saccager les chambres d’hôtel et mourir à 35 ans en s’ouvrant les veines alors qu’on voulait simplement ouvrir une boîte de pâté, histoire de monter au firmament des rockers et devenir une icône pour toute une génération mal dans sa peau. Le rêve quoi. Je le sais, j’en fais partie. Sauf que le coup de la boite de pâté, ça me plait moyen, en fait.
Guitar Hero revient, donc, dans une troisième version baptisée, oh comme c’est étrange, Guitar Hero III Legends of Rock. Avant de parler du jeu lui-même, on parlera rapidement de la guitare, contrôleur quasiment indispensable pour bien en profiter. Cette année, elle est sans fil. Cette année, le manche se déboite pour prendre moins de place et ainsi être baladée dans un sac à dos. Cette année, la façade se défait pour pouvoir dépenser encore plus de sous et la remplacer par n’importe quelle autre façade vendue au prix fort dans tout bon commerce qui se respecte. Cette année, n’empêche que cette guitare sans fil, elle chie la classe. Ouais, j’oubliais, un rocker, c’est vulgaire, aussi. Fuck. Zob. Caca boudin.
Bref, après avoir compris que, même en ayant déjà une guitare filaire, il faut se ruer sur la guitare sans fil, quitte à y laisser sa chemise et son futal vu le prix de la chose, parlons du jeu en lui-même. C’est Slash, le guitariste ou ex-guitariste (on ne sait plus vraiment) des Guns’n Roses qui fait la star. Bien. Inutile, mais bien.
Le but du jeu n’a pas changé : à l’écran, en premier plan, vous voyez un manche de guitare. Les notes de couleurs y défilent. Elles correspondent aux touches de couleur sur le manche de la guitare-joystick que vous avez en main. Au bon moment, il faut à la fois appuyer sur la note (et garder appuyé le cas échéant, en cas de note longue) et « gratter » la petite gâchette centrale en même temps. Le vibrato, bien présent, n’est finalement qu’accessoire. Chaque note réussie vous rapporte des points. Plus vous réussissez à enchaîner les bonnes notes, plus vos points sont multipliés (X2, X3, X4). Certaines séries de notes sont sous forme d’étoiles. Les récupérer vous donnera, au bout d’un moment, accès au Star Power : en inclinant un petit coup la guitare, il se déclenche et a pour but de multiplier par 2 votre multiplicateur. Enfin, si vous êtes un gros nul, le public vous giclera et vous perdrez la partie. Toujours la même chose, quoi. En fond, le groupe joue, le chanteur chante (et les paroles collent parfaitement aux lèvres du chanteur).
Une petite histoire enrobe les différents morceaux à jouer : vous êtes guitariste d’un groupe de rock obscur. Vous allez gravir les échelons de la célébrité pour finalement vendre votre âme au diable, comme tout bon rocker qui se respecte. Sauf qu’à la fin du jeu, vous devrez effectivement défier le diable dans un combat de guitare. Ben ouais. C’est le chemin obligé pour devenir une légende du rock. Cette petite histoire se déroule façon dessins peu animés et introduisent chaque chapitre du jeu, chapitres composés de 5 chansons chacun. Amusant.
Les 8 chapitres du jeu, offrant à chaque fois une scène (scène pour jouer dessus, hein) différente, regroupent au total 42 chansons, pour être exact. On y trouve de tout. Metallica « One », Iron Maider « The Number of the Beast », Kiss « Rock’n Roll All Nite », Alice Cooper « School’s Out », Heart « Barracuda », Rage Against the Machine « Bulls on Parade », The Killers « When You Were Young », The Who « Seeker », The Rolling Stones « Paint It Black », The Sex Pistols « Anarchy in the U.K. », Black Sabbath « Paranoid », Pearl Jam « Even Flow », Scorpions « Rock You Like A Hurricane », ZZ Top « La Grange », Guns’n Roses « Welcome to the Jungle », Santana « Black Magic Woman »… et j’en passe et j’en oublie, comme par exemple Alice Cooper, les Smashing Pumpkins, Steve Ray Vaughan, Slipknot, Muse, White Zombi, Sonic Youth, Cream ou Pat Benatar pour ne citer que ceux-là. Au fur et à mesure de vos prestations, vous gagnerez des brousoufs avec lesquels vous achèterez des tenues supplémentaires, des guitares… et également de nouveaux morceaux. Il y en a 24, dont Superbus avec « Radio Song ».
Pour débloquer toutes les chansons, il vous en faudra passer par le mode carrière. Jouable seul ou en coopération, il se joue en mode facile, moyen, difficile ou expert. Rajoutons enfin que vous pourrez jouer une partie rapide, des parties multijoueurs sur une console (deux guitares nécessaires) ou en réseau, ainsi que vous entraîner.
Jusque-là, vous me direz, rien de bien neuf, à part la playlist. En vérité, euh… oui, il n’y a pas vraiment grand-chose de neuf. Le petit bonus est que durant le mode carrière, vous participerez parfois à des duels. Contre Tom Moreno, des Rage Against la petite machine, contre Slash, des Flingues et Fleurs, et contre Lou, le diable. Ouais, le diable s’appelle Lou, faut pas chercher. Durant ces duels, chacun joue sa partition. En guise de bonus, ce sont des malus pour votre adversaire que vous récupérez : corde cassée, notes qui clignotent à l’écran, partition plus difficile… il faut réussir à ce qu’il se fasse huer par le public. Vraiment très sympa, ces petits duels apportent une fraîcheur bienvenue.
Ce mode de duel, vous le retrouvez dans le multijoueur. Sauf que là, il perd tout son charme. Entre nous, le multi s’apprécie en jouant à deux, à se renvoyer les notes, à tenter de faire le plus beau morceau possible. On prend son pied comme jamais en jouant avec un pote, en partageant ce moment de célébrité avec lui. A tel point qu’au final, le score importe peu. Voire pas du tout. Lorsqu’il s’agit par contre du mode duel, à tenter de casser les cordes de l’adversaire (il faut appuyer sauvagement à répétition sur le bouton correspondant à la corde pour la réparer) ou lui faire disparaître les notes, la magie disparaît. Certains d’entre vous apprécieront peut-être, hein. Moi pas du tout.
Au final, que penser de Guitar Hero III, donc ? Eh bien hormis ce mode duel foireux, disons que c’est un excellent jeu, une fois de plus. Si rien n’a vraiment changé et que l’on se retrouve une nouvelle fois avec la même soupe réchauffée, on ne boudera toutefois pas notre bonheur. Ce pour plusieurs raisons. La guitare sans fil, déjà, est vachement bien. La playlist, ensuite, est vachement mieux que le deuxième opus. Plus éclectique, le jeu plaira à plus de monde. Nous compris. Bon, ce n’est pas encore parfait, hein. On espère toujours retrouver des hits plus classiques et plus pop, du U2, du Dire Straits ou je ne sais quoi d’autre… mais en attendant que Activision daigne dépenser un poil plus de brousoufs pour en acquérir les droits, on se contentera de cette playlist somme tout satisfaisante. En résumé, allez-y, ce Guitar Hero III, c’est du tout bon. Ah, j'oubliais... la difficulté a été revue à la hausse. Vraiment... Donc bonne chance, même si vous étiez un Dieu sur ce jeu...




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Qu'emmèneriez-vous sur une île déserte ?











































