.: Les tests
Actualités relatives à ce jeu
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Souvenez-vous. Vous êtes monsieur Freeman (ou tout du moins, vous croyez l’être) et depuis une malencontreuse expérience dans un laboratoire de la société Black Mesa, toute votre existence a été chamboulée. Les aliments n’ont plus le même goût, les gens vous regardent différemment, vous voyez des choses étranges, comme des crabes-araignées qui sautent à la gueule des gens, vous vous sentez constamment agressé par des zombies, et constamment poursuivi par des types masqués qui pensent dur comme fer que vous êtes un type dangereux. Pire que tout, depuis cet incident, vous vous tapez la présence d’une nana nommée Alyx dans le rôle du boulet qui ne sait pas draguer… La vie est vraiment injuste avec vous : vous venez de rempiler pour un nouvel épisode du quotidien de Gordon Freeman.
À coups de piochePour ceux qui ne s’en souviennent pas, et pour ceux qui vont avoir leur après–midi de pourri parce que ça va spoiler à mort, l’Épisode one s’arrête sur les flash lumineux que lance tous azimuts la tour du Cartel. Là, une immense vague d’énergie déferle en direction du train dans lequel Gordon Freeman (le joueur) et Alyx (la non-joueuse) viennent de prendre la fuite. Après ça, rideau ! Enfin, rideau blanc. Aveuglés par la lumière, nous en sommes restés par un « à suivre » plein de suspens... Enfin, plein de supposé suspens : comme prévu, tout le monde s’en sort, sauf le train… La classe !
La région environnante est dévastée, témoignant des très nombreux dysfonctionnements quantiques qui se sont invités à la fête. De plus, de nombreuses traces de combats sont visibles un peu partout autour de vous. L’intro ressemble à une fin de guerre civile entre le Cartel et les rebelles de la Cité 17, sauf qu’ici, la guerre est loin d’être terminée. D’ailleurs, un nouveau venu fait son apparition. Il s’agit du Chasseur. C’est une chose mi-organique, mi-mécanique de deux mètres cinquante de haut, qui se promène très rapidement sur ses trois pattes, et qui envoie des pruneaux explosifs (ou des balles normales, c’est tout aussi rigolo) sur les gens qu’elle n’aime pas. Accessoirement, elle est armée d’une paire de « crocs » genre crochets typique qu’on trouve sur une araignée pour le combat rapproché… Bon, les « crocs » en question sont du format « pioche ».. D’ailleurs, cette chose s’en servira sur Alyx, qui, de minute en minute, n’en finira pas de crever, mais comme on va dire que je spoile, partez du principe qu’elle va s’en sortir. C’est donc parti pour de nouvelles aventures dans le petit pays de la moitié de vie, plus communément connu sous le nom de « Half Life ».
Vieille recetteOn commence l’Épisode 2 comme on a commencé le premier : sans surprise. C’est bête à dire, mais il ne se passe rien de surprenant. On n’a pas l’excitation de se retrouver dans une autre dimension alors que le scénario l’aurait permis, le « G-Man » brille toujours par son absence, et le décor fait de moins en moins penser à un lieu perdu de l’Europe de l’Est (ou de la Russie) et de plus en plus à une zone d’essais nucléaires des années 50, comme on en trouvait dans un coin paumé d’Arizona.
Il faut donc attendre qu’Alyx se fasse proprement transpercer par les pioches de combat du Chasseur pour que le jeu « démarre » vraiment, ce qui, il faut l’avouer, ne tarde pas. Les évènements qui suivent sont d’un classicisme scolaire en matière de jeu de tir à la première personne. Le joueur se promène sur des level design extrêmement linéaires, et affronte des vagues d’assaut successives, composant avec les moyens du bord et sur son bon vieux « Gravit’ Gun » lorsqu’il tombe en panne de munitions. Bien que nous soyons tout de même assez loin d’un truc répétitif et bourrin du genre Serious Sam ou encore Painkiller, il n’en demeure pas moins que le gameplay s’approche (dangereusement ?) d’un Half Life premier du nom, auquel il faut enlever les phases de plates-formes, et surtout, auquel il faut édulcorer à 80% la difficulté des puzzles. Que reste-t-il ? Un Quake like ? Ben oui… Pas loin, et sans les Stroggs. Si c’était emballant il y a quelques années, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en matière de gameplay, ça a pris un coup de vieux aujourd'hui.
Les choses ne sont d’ailleurs pas gâtées par le manque global de nouveautés. Certes, on peut conduire une autre bagnole avec un passager. Certes, les Chasseurs sont les nouveaux ennemis coriaces. Certes, les agents du cartel ont parfois un nouvel uniforme. Certes, une nouvelle bestiole digne d’un croisement entre un gros termite et une grosse fourmi fait son apparition… Mais bon, une nouvelle bagnole et trois nouveaux ennemis, on ne peut pas dire que cela soit suffisant pour appâter le chaland.
Alors… Ça mord ?On va pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Tout linéaire soit-il, l’Episode 2 présente tout de même quelques qualités. Les phases de jeu qu’il fait succéder les unes après les autres ont le mérite d’être intéressantes. Certes, c’est un peu haché dans l’ensemble. Dans le genre « on fait ceci, on se repose, on fait cela » c’est tout de même très « organisé », limite prévisible. Mais sur le moment, les phases d’action sont assez prenantes, et on est étonné quelquefois devant certains level-design, et devant l’esthétique de quelques (rares) endroits.
Primo, on sent que le moteur du jeu est actuellement bien maîtrisé. Nous n’avons jamais souffert d’un quelconque ralentissement, ou d’un quelconque bug. De même, le jeu tournait très bien sur une config moyenne en 1 280 x 1 024 (P4, 3.2 Ghz, 1 Go Ram, carte graphique 7600 GT a refroidissement passif). Les phases d’actions étant en moyenne très rapides et très nerveuses, on ne s’en plaindra pas. Reste que le revers de la médaille est bien là : les textures vues de près sont toujours aussi moches.
Secundo, les phases d’action elles-mêmes sont assez bien faites, et relativement peu répétitives. Il arrive même que le joueur soit contraint de développer des tactiques variées pour atteindre ses objectifs. Une fois de plus, l’intérêt n’est donc pas nul, et le jeu de tir à la première personne, s’il est linéaire, n’en est pas pour autant lassant et répétitif. Impossible de joueur à Episode 2 d’une seule main ! À la question « s’amuse-t-on avec cet épisode ? » la réponse est : « Oui ». Déclarer le contraire serait mensonger, sauf si on n’a d’éducation vidéo-ludique qu’une vision restreinte du FPS à travers son aspect e-sport. L’amusement est bien là, même s’il se greffe sur une énorme base faite de « déjà vu ».
Dure limiteArrivé au terme du jeu, qui doit bien occuper le joueur entre 7 et 8 heures, selon la difficulté, et selon le niveau du joueur, on se pose plusieurs questions. Scénaristiquement, Episode 2 pose encore plus de questions et ne donne pas de réponse aux questions précédentes. Pourquoi la Cité 17 ? Qui sont ces intrus extraterrestres qui s’affichent sous la forment de larves géantes télépathes ? Quel est le rôle du G Man ? (oui, on sait : foutre la merde).
L’une des fenêtres narratives les plus intéressantes du jeu réside dans le fait que les laboratoires Aperture Science font leur apparition. Le joueur devra, tôt ou tard, se retrouver devant les huiles qui ont concocté le mode Portal, ce qui risquerait de redonner ce qui manque à Half Life depuis son deuxième épisode : de l’humour. Reste que tout Source soit-il, le moteur commence à montrer ses limites. Les graphismes ne nous ont pas donné une grande impression d’évolution, et l’optique du gameplay qui consiste à donner le choix entre « tirer » et « tuer au pied de biche » commence à dater… On va dire, par respect pour Valve, que c’est « vintage » mais ce n’est pas suffisant pour satisfaire les attentes d’un public abreuvé de F.E.A.R, Gear of War, S.T.A.L.K.E.R, au Bioshock, et graphiquement parlant, de Jericho. L’Episode 3 est attendu au tournant : Valve a cramé ses cartouches.
Configuration minimum :
Processeur cadencé à 1,7 Ghz, Carte graphieque Nvidia 5700 ou Ati 9600, 512 Ram, Connexion Net, ou lecteur DVD.
Configuration recommandée :
Processeur 2,8 Ghz, carte graphique GeForce 6600 ou Ati X1600 256 Ram, 1 Go Ram
Note graphisme :

Il y a encore des choses jolies, mais le moteur commence à montrer des limites. Et puis, graphiquement parlant, ça manque de "bonne surprise" et de gros boss.
Note intérêt :

Du Half Life dans toute sa splendeur, mais avec des ennemis plus idiots, et beaucoup de questions en plus.
Note jouabilité :

Comme d'habitude, Episode 2 dispose du savoir faire de Valve au niveau des interfaces. n'importe quel débutant s'y retrouvera avec la plus grande des facilités, le jeu est accessible en moins de 5 secondes.
Note finale :

On reste sur sa faim. Si on pensait que Episode 1 était une intro qui plaçait des éléments narratifs dans l'univers de Half Life, l'Episode 2 rallonge trop la sauce, et à force de la rallonger, elle va avoir du mal à prendre. on termine l'Episode avec trois fois plus de questions. Il serait temps de réveiller l'Histoire. Dernière chance pour l'épisode 3.
Avis des INpactiens (3) :
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