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.:  Les tests
Medal of Honor Airborne
Vignette Rédigé par
le 18 octobre 2007

Catégorie : FPS
Plateforme : PC
Editeur : Electronic Arts
Développeur : EA Games
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C’est bien beau de parler du soldat Ryan, et du débarquement en Normandie, mais ces épisodes de la seconde Guerre mondiale auraient tendance à effacer quelque peu le rôle des troupes aéroportées sur ce conflit majeur. Que justice soit rendue à ces soldats du ciel, nous voilà donc enfin devant Medal of Honor Airborn, le jeu parachutiste de la série guerrière phare d’Electronic Arts.
Reste que si le test arrive si tard, c’est que la route qui nous a amené l’exemplaire testable du jeu dans notre rédaction a été, pour le moins, bien longue… L’administration de la Poste, et les mystères de la gestion des envois des produits de la part de l’éditeur ont des raisons que la raison ne connaît pas… On va dire que ça fait partie des risques du métier… Ce n’est pas trop grave dans le sens où la « course au test exclusif » deviendra, le temps venu, un concept bidon… le lecteur se tournera davantage sur la pertinence d’un test, même s’il est en désaccord avec celui-ci, plutôt que d’être servi d’un truc merdouilleux exclusif vite-fait, mal-fait… Voici donc notre point de vue à propos de Medal of Honnor Airborn… Bien après certains, mais bien plus pertinent que d’autres.

Tombé du ciel
C’est toujours à bord d’un C-3 Dakota que les choses commencent. Cette bonne à tout faire de l’US Air Force fait partie des avions les plus fiables de la seconde Guerre mondiale. Long à décoller, l’engin bimoteur au nez de dauphin faisait partie de ces avions de transport mythiques considérés comme juste « increvables ». Nous voilà donc en compagnie de quelques boys para, prêts à attendre l’apparition de la lumière verte qui nous propulsera dans les airs, sous le vacarme des moteurs, et sous le rythme des bruits de canon de la DCA qui se met en quatre pour nous accueillir sur le sol ennemi.

Nous voilà donc dans les airs, accrochés à un champignon, et lourdement armés d’attirails meurtriers, et de mauvaises intentions. Nous sommes tombés au cœur du combat, et c’est normal, puisque le travail principal de tout commando para, c’est de passer derrière les lignes ennemies pour les saper en profondeur, et ainsi favoriser l’avancer des troupes régulières. L’ennui, c’est que l’ennemi en question est du genre organisé, et qu’on risque de bouffer du pruneau à haute vélocité… Très haute.

Un peu d’Italie
Petit exotisme, on commence le jeu dans son mode campagne à travers un chapitre peu abordé aujourd’hui de la seconde Guerre mondiale, à savoir la campagne d’Italie, celle-là même qui a bien failli coûter la victoire aux alliés. En effet, pour ceux qui s’en rappellent, l’invasion de l'Italie a été presque un désastre, tellement les troupes alliées étaient attendues de pied ferme.

Nous voilà donc dans le ciel de Sicile, à l'époque où les alliés étaient attendus en Sardaigne. Le 10 juillet 1943, les alliés lancent 160 000 soldats sur la sicile. En face d'eux 230 000 hommes, dont 40 000 allemands. Dans le même temps, Rome et bombardée, et les alliés essaient de convaincre les italiens de se retourner contre le gouvernemeant Fasciste. Nous sommes donc au début de l'opération visant à envahir l'Italie, à commencer par le débarquement en Sicile, juste avant le très chaotique et presque désastreux débarquement des forces anglo-américaines sur le golfe de Salerme. Les alliés sont parachutés de nuit, chargés de neutraliser une place forte, et de faire taire quelques fascistes. Cette particularité tend à donner un peu de variété à la série des jeux Medal of Honor, on ne va donc pas trop rouspéter là dessus… D’ailleurs, on applaudira même plutôt qu’autre chose devant l’initiative… après tout, il y avait bien d’autres méchants que des soldats de la Wehrmacht ou tout autre soldat Nazi durant cette période troublée (d’ailleurs, sous l’inspiration passagère d’un relent d’un livre de Philip K Dick, je tiendrais à signaler que les « méchants » auraient pu être les soldats des forces alliées, si ces derniers avaient perdu la guerre)

Donc, petite variation sur le thème, et on espère voir la chose développée davantage sur le mode campagne. Le problème, c’est que ça ne se vérifie pas… mais on verra ça plus tard, avec d’autres broutilles.

Tombé de haut
Comme son titre le laisse suggérer, Medal of Honor Airborn a le mérite de nous faire tomber d’en haut, et lorsqu’on est en haut, on ne choisit pas forcément l’endroit où on va se poser (enfin, à l’époque de la deuxième Guerre mondiale (parce que je suis persuadé qu’il y en aura une troisième un jour ou l’autre) ne permettait pas vraiment à un parachutiste de choisir où il allait se poser et surtout comment).

L’idée est donc de nous faire atterrir sur une zone de combat. Certes, certains endroits sont dits sécurisés, mais d’une part la sécurité n’est jamais garantie en temps de guerre, et d’autre part, si dans le jeu on a le loisir de pouvoir diriger un tant soit peu la direction de sa chute, c’est tout de même pas un exemple de maniabilité, et il faut faire place à une certaine part de hasard sur le site d’atterrissage.

Reste que de la chute dépend aussi la suite des évènements. Soit on s’écrase comme une bouse dans un champ de pâquerettes, soit on réussit son coup. L’idée, c’est que plus la réception au sol sera réussie, moins de temps le joueur perdra à se remettre sur ses jambes, et à se servir de son arme pour se défendre.

Reste que sur le plancher des vaches, on s’attend tout de même à un tant soit peu de répondant de la part des forces ennemies. Premier point « satisfaisant », les ennemis sont réactifs, ils n’attendent pas que le joueur touche le sol pour commencer à lui tirer dessus. Peu après, ça s’organise d’une manière très « classique ». Les points à prendre sont tous très protégés, au joueur de savoir les contourner. En gros, le principe est donc simple, le joueur saute sur la zone, et décide quel point fortifié il va traiter en premier.