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.:  Les tests
Enemy Territory : Quake Wars
Vignette Rédigé par
le 03 octobre 2007

Catégorie : FPS
Plateforme : PC
Editeur : Activision
Développeur : Splash Damage
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Tout nouveau tout beau. Le dernier Quake illustre la stratégie de nombre d’éditeurs et de développeurs, qui consiste à créer un maximum de titre autour du même univers, pour ne pas dire une licence. Si d’un côté on se lance dans l’élevage d’humain en captivité dans les Sims de Electronic Arts, Activision, lui, sans doute plus lucide sur la nature profonde de l’homme qui le pousse à savoir mieux que personne créer des armes de destruction massive, nous pond un nouveau Quake… A l’instar du troisième, cette fois-ci, nous avons droit à un nouvel opus uniquement multijoueur. Fini les histoires de Stroggs qui colonisent des planètes, pour le coup, ce sont les Stroggs qui vont écrire l’histoire, tout dépendra dans quel camp le joueur apprécie de distribuer la souffrance à grands coups de pruneaux.

Petit cours d’histoire future

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’avenir selon ID Software n’est pas très reluisant… Enfin, bon, c’est vrai que ça peut reluire si on part du principe que comme ton bon liquide qui se respecte, le sang a cette étrange propriété de refléter la lumière, mais bon… le sang, ça sèche… Ça devient noir, et puis l’odeur de l’hémoglobine donne vite envie de vomir, surtout lorsqu’il y en a trois tonnes au mètre carré. Bref, pas très reluisant tout de même.

Selon ID Sofware, les créatures mi-organiques, mi-machines qui ont été découvertes dans Quake, les Stroggs, devraient avoir des envies de colonisation de notre belle boule bleue. C’est un peu comme si un boucher ou un équarisseur souhaitaient ouvrir un camp de vacances dans une étable ou une bergerie, avec option « attaque de la bête à la tronçonneuse » dans la liste des activités champêtres, en quelque sorte. Bref, la Terre se fait envahir par des individus hostiles, qui veulent transformer nos femmes et nos compagnes en sillons abreuvés de sang.

Là, on se dit « que fait la police ? ». Aux dernières nouvelles, elle fait la circulation. Heureusement qu’il n’y a pas que la police pour défendre la veuve et l’orphelin. D’ailleurs, il y a maintenant la Global Defense Force… LE truc ravageur pour faire taire les rustres et les mal-polis ! Le concept ultime pour faire un cordon de sécurité entre les supporters de l’OM et du PSG qui soutiennent leur équipe cherchant à se sortir de la zone de relégation ! Avec un cursus pareil, quelque chose est sûre : les Stroggs ne vont pas s’en remettre…

   
   


Opération : Mission 
Là s’arrête l’histoire. Enfin, à ce stade, on serait tenté de dire « là s’arrête le prétexte », parce que bon, dire que Enemy Territory : Quake Wars raconte une histoire tient de l’insulte à l’intelligence. Attention, le jeu en lui-même n’est pas une insulte à l’intelligence… Mais, côté narratif, on va se contenter de dire que ça ne va pas très loin. Une seule chose compte : se foutre dessus à grands coups de blasters, grenades et autres fusils d’assaut.

C’est du first person shooter façon E-Sport auquel on a droit.. Bon, il y a tout de même une couche de background qui fait qu’on ne s’emmerde pas dedans, comme on s’emmerderait dans un Quake III. C’est d’autant mieux que ce même background arrive à définir des objectifs de mission, un peu à la manière de ce qu’on peut voir dans un Day of Defeat, mais avec des gros monstres bien dégueu à la place des soldats de la Wehrmacht.

En fait, si la charpente principale du gameplay repose sur le fait de dessouder ses petits camarades de jeu qui participent à la sauterie en réseau, chose commune à beaucoup de jeux dans le genre, le plaisir est varié par plusieurs sous-missions qui sont offertes aux joueurs à travers plusieurs autres objectifs principaux, alignés sur la durée de la confrontation avec l’ennemi.

Ainsi, les objectifs peuvent passer d’une simple destruction de porte, pour accéder à l’objectif suivant, comme par exemple le piratage d’un centre de données, ou encore, le déploiement d’une plate-forme de commandement. C’est donc au joueur de savoir s’adapter selon les besoins de la mission en choisissant telle ou telle classe de personnage. Enemy Territory : Quake Wars re-exploite habilement un gameplay que l’on pensait globalement à bout de souffle grâce à ce procédé de succession d’objectifs. C’est globalement une bonne idée, et en plus de ça, ça pousse le joueur tant à varier les plaisirs en choisissant plusieurs classes de personnage dans la même cession de jeu, et à faire preuve d’esprit de corps avec les membres de sa propre équipe : le gameplay est assez nerveux pour se passer de tirer sur ses propres forces.

   
   


Le contre-avis de Gizmo
Sans être un mauvais jeu, loin de là, Ennemy Territory Quake Wars se caractérise par son absence d'innovation et plusieurs petites choses gênantes dont, non des moindres, une conduite de véhicules aériens plus qu'hasardeuse et de certains véhicules terrestres (tanks, mechs) tout aussi pénible ou encore l'absence de sang ou de headshots. Déçu, donc, de ne se retrouver que devant un jeu classique. Heureusement, les cartes sont particulièrement bien agencées et bien pensées, et si certains objectifs sont d'une simplicité enfantine, d'autres demandent vraiment une organisation et un travail d'équipe. Enfin, la gestion des serveurs est incomplète : on ne peut héberger une partie pour jouer entre potes, car l'on doit obligatoirement passer par un serveur dédié. Ca craint.