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.:  Les tests
Virtua Fighter 5 [PS3]
Vignette Rédigé par
le 21 mars 2007

Catégorie : Combat
Plateforme : PS3
Editeur : Sega
Développeur : Sega
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Les jeux de baston sont des jeux pour fille. Attention, hein, ce n’est pas péjoratif. C’est simplement que… bon… OK, c’est surtout parce que je suis une grosse buse dans ce genre de jeu et que même ma femme, qui a deux Sixaxis gauches, me colle des taouates à en foutre la honte à toute ma descendance jusqu’à la vingtième génération. Mais bon, je n’y peux rien, hein, moi j’essaye des trucs, je tente des combos improbables, je virevolte comme un cabri, je fends les airs comme un flamand rose… et je finis généralement en rillettes. Elle, elle appuie frénétiquement sur tous les boutons, n’importe comme, telle une Parkinsonienne du paddle… et ça marche. La morale de cette histoire, outre le fait que je ferais parfois mieux de changer de métier pour me mettre au macramé, c’est que dans ce monde de sauvages, le style n’est pas reconnu à sa juste valeur. Si, si.
 
Autant dire, donc, que je voyais débarquer Virtua Fighter 5 d’un sale œil. Encore un jeu qui allait entacher mon professionnalisme. J’hésitais donc à m’inscrire à un stage intensif de jeu de combat puis, finalement, ravalais ma fierté et faisais face, comme un grand, à l’adversité. Et c’est sur un « m’en fous, j’vous éclate tous au ping-pong » que je me lançais à l’assaut du test de Virtua Fighter 5, l’un des jeux les plus attendus sur PS3.
 
   
   

Virtua Fighter 5, c’est simple : deux types ou deux nanas, ou un type et une nana, pour peu que cogner une femme ne vous dérange pas plus que ça, se collent des beignes et des coups de pieds sur un ring.
 
17 personnages sont disponibles, dont 2 nouveaux et le reste issu des versions précédentes du jeu. On aura donc Akira Yuki (il était où, hein, le Yuki ?), Pai Chan, Lei-Fei, Aoi Umenokouji, Goh Hinogami, Kage-Maru, Sarah Bryant, Jacky Bryant, Brad Burns, Shun Di, Lau Chan, Jeffry McWild, Vanessa Lewis, Wolf Hawkfield, Lion Rafale, et les deux nouveaux, El Blaze, un catcheur mexicain et Eileen, une kung-fu girl. Chaque personnage a bien entendu son propre style de combat, ses propres gestes spéciaux, ses propres combos. A tel point, en fait, et je pense que c’est ce qui m’a toujours plu dans les jeux de combats, que les joueurs doivent tester chaque personnage pour trouver celui qui correspond le mieux à son style de jeu. Chaque personnage a également sa petite histoire, son petit background, l’un combattant pour la gloire, l’autre pour la vengeance, un autre encore pour l’oubli, un dernier pour l’amour…un petit plus sympa à découvrir dans le livret accompagnant le jeu.
 
Côté ring, on a la variété des grands jours : arène de catch, montagne enneigée, terrasse d’immeuble, grange délabrée, parquet japonais, rue passante, ring de pierre dans les montagnes, arène noyée, ring de marbre dans un palais, sol de pierre dans des ruines antiques, dalles de pierre dans les marais… je dois avouer ne pas avoir pris la peine de faire la liste complète de toutes les arènes disponibles mais sachez qu’elles sont nombreuses et surtout, particulièrement réussies. Chacune est entourée de clôtures hautes ou basses, sachant que les arènes font 10X10 ou 12X12 mètres et que vous pourrez envoyer parfois vos adversaires par-dessus.
 
   
   

Plusieurs modes de jeu sont disponibles. Arcade, pour affronter des compétiteurs à la suite, VS, pour permettre à deux joueurs de s’affronter, Dojo, sorte d’entraînement, et Quête, sorte de mode carrière. Au fur et à mesure de votre progression, vous engrangerez des nouvelles tenues ou équipements qui vous permettront de personnaliser vos combattants. On regrettera la disparition du mode AI et l’impossibilité de jouer en ligne, le multijoueur se résumant au mode VS…
 
Graphiquement, c’est une bonne mandale que le jeu nous assène. Les déformations du décor (dalles qui se cassent, clôtures brisées, mouvements de l’eau, marques dans la neige…) sont tout bonnement splendides. Si quelques pains de collision 3D et d’animation sur certains personnages peuvent se remarquer, ils restent excessivement rares et pas forcément très visibles, ce qui fait que ces petits défauts n’en sont pas vraiment. L’IA est globalement performante, même si les premiers niveaux pourront paraître d’une facilité déconcertante, même pour moi.
 
Enfin, il convient de dire qu’au premier lancement, le jeu s’installe pendant 5 bonnes minutes sur le disque dur.
 
   
   

Maintenant, reste à savoir ce que vaut ce Virtua Fighter 5. Et là, ma foi, mon cœur balance. C’est du Virtua Fighter. Hyper classique. Rien d’innovant là-dedans. Du tout. Alors je ne sais pas, moi, même si ce n’est pas forcément la marque de fabrique de la licence, on se dit qu’ils auraient pu la faire évoluer en proposant des armes, par exemple. Des combats au sabre, au boken, un shinai… des trucs différents quoi… Mais non. Tout dans les mains, tout dans les pieds. Seulement voilà, même si ce numéro 5 n’apporte strictement rien à la série, il offre tout de même une sacrée qualité. De jeu, tout d’abord. C’est un jeu de combat classique, certes, mais bien foutu, avec une prise en main réussie et une jouabilité parfaite. Quant au graphisme, soyons honnête, ils offrent une dimension supplémentaire. C’est la cerise sur le gâteau. Et ce qui ne permet pas, sur d’autres jeux, de rehausser le niveau du produit est, ici, un atout indéniable. On en prend plein les mirettes et, résultat, c’est avec bonheur que l’on se lance dans le jeu et que l’on y revient sans cesse. Autrement dit, Virtua Fighter 5 est un très bon jeu, malgré ses imperfections.

   
   
Note graphisme :
note : 9 /10
Mettons de côté quelques très légers bugs de collision et d'animation, que seuls les puristes remarqueront. Les décors sont sublimes, les personnages sont d'une beauté rare, bref, c'est là encore une belle baffe dans les noeils.
Note intérêt :
note : 8 /10
Retrouver un Virtua Fighter est toujours un évènement pour les amateurs du genre. Il en devient un pour les autres, sachant qu'il sort sur PS3 et qu'il est tout bonnement superbe.
Note jouabilité :
note : 8 /10
C'est excessivement facile à prendre en main. Pas besoin d'être poulpe pour maîtriser toutes les touches ou balancer des coups à tire-larigot. Le rythme prévaut sur la frénésie.
Note finale :
note : 8 /10
Allez, soyons fous. Ce Virtua Fighter 5 n'est peut-être pas parfait, peut-être pas aussi complet que l'on aimerait, mais tout cela est balayé par une jouabilité sans faille et un graphisme sublime. Si vous aimez les jeux de baston, c'est celui qu'il vous faut.