.: Les tests
Actualités relatives à ce jeu
25/04/08 - Rainbow Six Vegas 2 patché
06/02/08 - Une date de sortie pour Rainbow Six Vegas 2
18/04/07 - Le Player’s Pack Red Edition est dispo !
Quand j’ai reçu le jeu Vegas, j’ai limite commencé à préparer mes bagages. Chemise hawaïenne, gros cigare, lunettes de soleil, et crème pour les mains. Important, ça, la crème pour les mains. Non parce que lancer les dés, ça abîme. Et je me suis imaginé, faisant péter le Casino de mes lancers experts, enfumant avec mon Havane une blondasse au physique de rêve et à l’intelligence d’un morse. Les lumières qui clignotent. La musique qui enivre. Et le patron du Casino qui vient m’offrir une suite luxueuse pour une semaine à la seule condition que j’arrête de jouer sinon je vais le mettre sur la paille…Bref, j’étais sur le point de renier ma femme, mon boulot, mes amis, pour aller chercher gloire, fortune et sexe facile à Vegas… Heureusement, juste avant de commettre l’irréparable, j’ai vu « Rainbow Six » devant le mot « Vegas »… Ah. Zut flutte crotte alors. Au temps pour la chemise à fleurs et les tongs… Il va falloir encore ressortir le treillis, les rangers et bien se brosser les dents. Important ça, les dents. Non parce que dégoupiller des grenades, ça les abîme.
Au cas où vous débarqueriez dans le monde du jeu vidéo, sachez que Rainbow Six est l’une des séries phares en terme de jeu FPS tactique. A la base, vous dirigez une équipe de flics d’élite, genre GIGN, appelé en renfort pour tout ce qui concerne prise d’otage, désamorçage de bombe et tout et tout. Se déroulant généralement en intérieur, les jeux Rainbow Six nécessitaient de progresser pièce par pièce, discrètement, et surtout sans foncer dans le tas comme un sagouin. Le premier jeu de la série, sorti en 1998, avait véritablement marqué les esprits. Et au fil du temps, entre bonnes cuvées et mauvaises fournées, le jeu a perduré bon gré mal gré pour, au final, débarquer aujourd’hui avec Rainbow Six Vegas sur lequel Ubi Soft fonde de grands espoirs.
Petite nouveauté, le jeu suit désormais un vrai scénario et n’est plus l’enchaînement de missions indépendantes les unes des autres. Une terroriste du nom de Irena Morales a décidé d’assiéger Las Vegas avec ses mercenaires. Affrontements dans les casinos, au milieu des machines à sous… la nuit va être longue… Vous êtes donc toujours un Rainbow Six et devez nettoyer la ville des terroristes. Chouette. Pour ce faire, vous allez vous déplacer par équipe de 3 hommes. Bien entendu, vous n’en contrôlerez qu’un, à savoir vous. Seulement vous, c’est le leader. Et en qualité de leader, vous allez pouvoir assigner des ordres à vos hommes : n’agir qu’en riposte à une attaque, tirer à vue, garder la position, se regrouper autour du leader (donc vous), allez à un endroit (en le pointant à l’écran), préparer l’assaut d’une pièce (en pointant une porte), entrer, envoyer une grenade (flashbang –appelée aussi grenade aveuglante- ou à fragmentation), nettoyer une pièce… Sans être hyper nombreux, les ordres sont toutefois suffisamment variés pour pouvoir orchestrer des actions précises et tactiques. On aurait peut-être aimé une gestion un peu à la manière d’un Ghost Recon, avec carte tactique à déplacer ses équipiers de manière plus précise, mais bon.
Tactique, si ce Rainbow Six Vegas l’est moins que ses prédécesseurs, il l’est toujours un peu quand même. Ainsi, aller au but de la mission par le chemin le plus évident est souvent synonyme d’affrontement violent. Mieux vaut chercher les chemins de traverses, les itinéraires bis, histoire de ne pas tomber dans des embuscades mortelles. De même, assiéger une pièce sans regarder préalablement sous la porte pour y apercevoir des ennemis ou même sans entrer par les deux issus disponibles (si il y a deux issues disponibles) relève souvent du suicide. Une progression, même dans un Casino, ça se prépare.
A ce titre, Rainbow Six Vegas fait la part belle à la couverture. Dans tous les sens du terme. Si on passera rapidement sur le sens commun, puisque couverture il n’y aura que pour recouvrir les corps que vous laisserez sur votre chemin, nous nous attarderons sur les autres. Couverture pour se protéger. Une touche suffit pour s’adosser à un mur ou s’accroupir contre un muret. Et de là, vous pourrez viser ou même faire un tir en aveugle. Et se protéger derrière des obstacles sera primordial. La progression à travers les niveaux se fait de manière lente et organisée, d’une cachette à une autre. Couverture pour ses hommes. Lorsque vos hommes se déplacent d’une cachette à une autre, pensez à les couvrir. Le tir en aveugle peut-être une bonne solution. Enfin, couverture pour le toit. Vous aurez droit à des descentes en rappel, jusqu’à traverser une vitre pour vous trouver directement en plein cœur de l’action.
Globalement, donc, ce Rainbow Six Vegas rompt quelque peu avec la série. Tout en restant un FPS tactique du meilleur cru, il devient moins pointu en terme de tactique et un poil plus bourrin. Résultat, il s’éloigne légèrement de sa cible de gamers purs et durs et s’oriente un poil plus vers le grand public. Forcément, les mordus regretteront ce choix et les plus furieux d’entre eux hurleront sans doute à la trahison. Ils ont juste un peu tendance à oublier que ce ne sont pas eux qui font ou défont le succès d’une série, puisqu’ils ne sont qu’une minorité. Rainbow Six Vegas s’adresse donc aujourd’hui à un public plus large et, d’un point de vue personnel, ce n’est pas une mauvaise chose. Si sa difficulté reste importante, il devrait toutefois séduire une nouvelle frange de joueurs, et pourquoi pas donner envie à certains qui avaient déserté la série, d’y revenir jeter un œil.
Que pourrait-on ajouter ? Graphiquement, c’est une excellente surprise. C’est super joli. On en prend plein les noeuils. Ça fourmille de détails, les éclairages sont sublimes, les machines à sous en prennent plein la tronche, le papier peint sera à refaire, le tout avec une animation des personnages vraiment réussie. Bref, ça assure. Même si le jeu est assez linéaire, les niveaux sont vraiment bien faits. Le multijoueur est également un point fort du jeu. Le mode coopération, jouable à 4, est vraiment bon et palie les problèmes d’IA (nous y revenons juste après). Les autres modes, au nombre de 6 si mes souvenirs sont exacts, sont également sympas. Ils s’adressent là encore moins aux joueurs FPS classiques et bourrins qu’aux novices qui ne paraîtront certainement pas ridicules face aux habitués du genre. En raison notamment d’une certaine lenteur dans l’action et la progression. Rien de nerveux et survolté ici. Jusqu’à 16, à travers des niveaux vraiment bien agencés, ces modes multi vous permettront tour à tour de lâcher la pression dans des affrontements bourrins à souhait et de tenter quelques petites choses tactiques. Notons enfin que grâce à la Webcam, vous pourrez calquer votre visage sur votre personnage multijoueur. Sympa et rendu assez surprenant.
Reste quelques petits soucis. Les sauvegardes par checkpoint viennent souvent foutre en l’air le plaisir du jeu. Mal placés (de toute manière je hais les systèmes de sauvegarde par checkpoint), ils vous obligeront à refaire de longs passages si vous venez à mourir juste avant d’y accéder. Et ça arrivera souvent, croyez-moi, même au niveau de difficulté le plus bas. Ensuite, l’action est somme toute assez répétitive. Et on terminera avec l’IA, qui si elle s’en sort globalement bien, connaît toutefois des ratés. Si vos coéquipiers et les ennemis s’en sortent généralement bien, ils ont parfois des réactions stupides et pénibles. Mention spéciale pour le lancer de grenade, souvent catastrophique… ce qui est rageant lorsque vous, vous n’en avez plus.Pour conclure, Rainbow Six Vegas est un jeu plutôt réussi. Alors oui, il n’est pas exempt de reproches, dont le plus gros est sans doute ces sauvegardes par checkpoint. Mais globalement, on prend vraiment du plaisir, un peu à l’instar d’un Gears of War, même si nous n’en atteignons pas ici le génie. Vraiment sympa en multi, que ce soit en coop ou dans les différents modes de jeux proposés, Rainbow Six Vegas est donc un titre qui aura largement sa place sur votre liste de Noël. Pourvu qu’on évite de fragger le gros type rouge en traîneau.
Note graphisme :

Plein les yeux. Entre la gestion des lumières, sublime, les niveaux qui fourmillent de détails et les animations, très réalistes, le jeu est vraiment bien réalisé graphiquement.
Note intérêt :

Série culte depuis 8 ans désormais, Rainbow Six a connu des hauts et des bas. Ce petit tour à Vegas, à regarder de plus près les captures distillées au fur et à mesure du développement du jeu, ne pouvait augurer que du meilleur.
Note jouabilité :

Très facile à prendre en main, le titre pèche un peu, en réalité, par sa difficulté. Les novices auront intérêt à mettre leur cerveau en branle à tout moment.
Note finale :

Sincèrement, Rainbow Six Vegas rate le 4 étoiles d'un poil de... euh... de barbe. Si sa difficulté avait été mieux dosée, il l'aurait eu sans problème. Autrement dit, si cet aspect du jeu ne vous rebute pas, considérez qu'il a une demie étoile de plus. Sinon, et il faut le souligner, même assez difficile, Rainbow Six Vegas est suffisamment réussi et jouissif pour que le jeu en vaille la chandelle.
Avis des INpactiens :
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Qu'emmèneriez-vous sur une île déserte ?











































