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.:  Les tests
Grand Theft Auto : Vice City Stories
Vignette Rédigé par
le 08 novembre 2006

Catégorie : Action
Plateforme : PSP
Editeur : Rockstar Games
Développeur : Rockstar Games
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L’arrivée d’un nouvel épisode de GTA est toujours un évènement et ce, quel que soit le support sur lequel il débarque. Un évènement et l’occasion de raviver quelques vieux et stupides démons. GTA, pour les non initiés, c’est Grand Theft Auto. Le jeu dont tout le monde parle pour illustrer la violence et le règne des hors-la-loi dans le jeu vidéo. On y tue des flics, on y vole des voitures, on y dirige des trafics de drogue… de quoi mettre la morale à bas. Cette mise à sac de la morale, même si, entre nous, elle n’est que le reflet de ce qui se passe réellement dans la vie (ça fait longtemps que vous n’avez pas vu les infos ?), a été l’origine de nombreux débats et de nombreux procès pour l’éditeur du jeu, Take 2 Interactive, et son développeur, Rockstar.
 
Mais il ne nous appartient pas, du moins pas ici, de refaire l’histoire et de relancer le débat. GTA Vice City Stories est un nouvel épisode dans l’univers de GTA, et sur PSP. Après avoir lancé GTA Liberty City Stories sur le même support, jeu qui a rencontré un bon succès critique et commercial, Rockstar et Take 2 décident donc de bisser l’expérience.
 
   
 
Je pense toutefois qu’il convient de donner mon sentiment personnel sur l’univers GTA, pour bien appréhender la suite de ce test. Personnellement, je n’ai jamais été particulièrement choqué par la soi-disant violence de la série. D’une, parce que ce n’est qu’un jeu vidéo et que si les jeux vidéo étaient censés retranscrire la réalité, on verrait des nazis et des zombies à chaque coin de rue et le poney d’Alexandra Ledermann viendrait étaler son crottin sur nos consoles. Autrement dit, j’ai toujours eu l’intelligence de prendre suffisamment de recul pour ne pas m’en offusquer. Reste que les jeux GTA, hormis le premier épisode sorti en 1997, ne m’ont jamais passionnés. Je n’ai accroché ni à la réalisation, ni au graphisme, ni à l’univers… jusqu’à aujourd’hui.
 
Que l’on ne se méprenne pas : si vous n’avez jamais aimé GTA, il y a peu de chance que cet épisode sur PSP vous fasse changer d’avis : cet opus est du pur GTA. Les personnes qui, comme moi, s’y plongeront corps et âme alors qu'ils n'avaient pas accroché auparavant seront rares. Et la raison qui m’a fait m’immerger totalement dans le monde GTA est simple : la bande-son du jeu. GTA Vice City Stories se déroule en pleines années 80, quelques années avant le jeu éponyme sorti sur PS2. A ce titre, à chaque fois que vous entrez dans un véhicule, l’auto-radio se met à cracher les tubes. Et on retrouve du New Order avec Blue Monday, du Scorpions avec Rock you like a hurricane, Laura Branigan avec Gloria, Pat Benatar avec Love is a battlefield, Phil Oakley & Georgio Moroder avec Together in electric dreams, Talk Talk et it’s my life, Foreigner et I want to know what love is, sans oublier Genesis, Paul Young, Toto, INXS, Hall & Oates, Alan Parsons Project, The Pretenders, Alison Moyet, Phil Collins, Roxy Music, Art of Noise, Run DMC, Frankie goes to Hollywood, Kajagoogoo, The Cure, Yazoo, Earth Wind & Fire, Barry White… ce sont pas moins de 104 tubes tournant sur les 8 stations disponibles. Des chansons monstrueuses qui ont bercé mes vertes années. A tel point qu’il m’est arrivé –souvent– de rester en voiture juste pour écouter les titres, quitte à foirer les missions… A la limite, rien que pour ce qui est sans nul doute la meilleure bande son d’un jeu jamais réalisée, je ne saurais vous conseiller de l’acheter. Parfaitement.
 
   
 
Reste le jeu. L’histoire est banale : vous jouez Vic Vance, un jeune gars (comme moi), bien bâti (comme moi), la tête sur les épaules (comme moi), qui fuit un passé douloureux (comme moi). Jeune black (comme… euh… ah non), il vient de s’engager dans l’armée. Son maigre salaire lui sert à payer les soins de son jeune frère, tandis que sa mère se noie dans les bras de Lady H. Seulement voilà, Vic tombe sur un sergent aux mœurs légères, trafiquant de drogue, d’armes, et amateur de prostituées... Vic va lui rendre quelques services, histoire d’arrondir les fins de mois, jusqu’à se faire renvoyer de l’armée suite à une stupide bourde. A la rue, Vic va commencer à rendre quelques services aux caïds du coin jusqu’à monter son propre empire.
 
Les missions, plutôt rapides, se succèdent alors : récupérer de la drogue, voler des voitures, tuer des concurrents, racketter des boutiques… tout s’enchaîne à un rythme effréné. Outre les missions, vous pourrez aussi vous constituer votre petit empire, en devenant le boss de certains business… ou en offrant votre protection pour d’autres, par exemple. Cela vous permettra notamment de recevoir chaque jour un pécule supplémentaire. Si les missions qui jalonnent le scénario principal sont variées et agréables pour la plupart, les missions attachées à l’agrandissement de votre empire sont assez banales et répétitives. Peu importe, vous n’êtes pas non plus obligé de toutes vous les taper à la suite…
 
   
 
Vice City Stories est globalement beaucoup plus grand que Liberty City Stories, sorti aussi sur PSP. Plus grand, mais également plus détaillé. Que ce soit dans les personnages ou les décors, le jeu est globalement agréable à regarder. Certes, il y a toujours quelques pains, notamment dans les collisions, mais c’est dans l’ensemble plutôt réussi et plutôt joli compte tenu des capacités de la console. D’autre part, le framerate a été amélioré et le jeu est beaucoup plus fluide.
 
Question jouabilité, c’est extrêmement facile à prendre en main. Que ce soit pour piloter des véhicules, qu’ils soient deux roues (plus délicats), trois roues, quatre roues et même des hélicos, rien ne pose véritablement de problème. Idem pour les armes. Une touche permettant la visée automatique bien pratique. Et si la caméra est parfois capricieuse, une pression rapide sur la gâchette de gauche vous remet la vue en face du personnage.
 
   
 
On pourrait continuer encore longtemps dans les détails, vous parler du fait qu’une fois « presque mort », vous êtes amenés à l’hosto (payant) où on vous confisquera vos armes (vous pourrez payer pour les récupérer), ou vous parler des arrestations qui là encore vous coûteront du temps et de l’argent, mais on se contentera de conclure.

GTA Vice City Stories jouit d’une histoire sympathique, d’une durée de vie conséquente, d’une jouabilité aisée et d’une ambiance absolument géniale (oui, oui, la musique… mais pas seulement, l’ambiance générale est très Miami Vice). Autrement dit, on adhère totalement et on ne saurait trop vous le conseiller. Et au diable les petites incohérences (les flics qui ne réagissent pas lorsque vous écrasez par mégarde un piéton sous leurs yeux), les petits bugs ou certaines missions un peu pénibles (dans les premières, le pilotage d’un chariot élévateur). Voilà un UMD qui n’est pas près de sortir de votre console.
 
   
Note graphisme :
note : 7 /10
Même si on note quelques pains, surtout dans la gestion des collisions, GTA Vice City Stories est joli et tire bien parti des capacités de la PSP.
Note intérêt :
note : 8 /10
Fans de GTA, cet épisode original est forcément très attrayant. Ajoutez une bande son totalement géniaaaaaaale et vous ne pourrez pas passer à côté.
Note jouabilité :
note : 7 /10
On aurait pu pester contre les problèmes de caméra, mais grâce à la gâchette magique qui vous la replace en face du personnage, ça devient anecdotique. Finalement, on prend le jeu très rapidement en main et c'est extrêmement facile à jouer.
Note finale :
note : 8 /10
Même si je me suis emballé en raison d'une bande son qui a su toucher mon coeur de trentenaire, force est de constater que cet épisode est vraiment réussi, à tous les points de vue. Il serait donc stupide de passer à côté.