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.:  Les tests
Company of Heroes
Vignette Rédigé par
le 04 octobre 2006

Catégorie : Stratégie
Plateforme : PC
Editeur : THQ
Développeur : Relic Entertainment
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J’avoue. Parfois, j’en suis à espérer une bonne petite Troisième Guerre mondiale. Enfin, pas pour moi personnellement, hein. Pour les développeurs de jeux vidéo. Non parce qu’il faut bien avouer qu’ils manquent cruellement de source d’inspiration. Aujourd’hui, le nazi est indiscutablement devenu l’ennemi préféré des jeux vidéo. Loin devant les aliens. Ces sept années de guerre ont été pillées en long, en large et en travers. Autant dire que la réception du jeu Company of Heroes, jeu de stratégie développé par Relic Entertainement (Homeworld, Warhammer 40.000 : Dawn of War) et édité par THQ, m’a de suite gonflé. Avant même d’avoir lancé le jeu. C’est bien simple, j’ai participé virtuellement tellement de fois au débarquement du 6 juin 44 que j’ai l’impression d’avoir encore le goût du sable des plages normandes dans la bouche.
 
L’impression de déjà-vu est confirmée par la scène d’intro, dévoilant de façon plutôt intense les barques alliées tentant de mettre pied sur les plages de Normandie tandis que les nazis les pilonnent sans cesse. Bon, c’est bien fait, très spectaculaire… mais d’un autre côté, j’ai également vu Il faut sauver le soldat Ryan, alors pour ce qui est du spectaculaire, il en faudra plus pour me faire changer d’avis concernant l’intérêt d’un énième jeu sur cette période.
 
   
 
De plus, une seule campagne est disponible. Et elle ne propose que 15 missions… C’est donc dans un élan de professionnalisme intense que j’ai réfréné un cri d’angoisse et de frustration et résisté à l’envie de transformer le DVD du jeu en un frisbee. Bon, c’est aussi en raison d’une décision restrictive de justice qui m’interdit désormais de jeter quoi que ce soit par la fenêtre, la boulangère d’en face en ayant marre de refaire tous les 15 jours sa vitrine.

Vous voilà donc aux commandes des troupes américaines, les troupes allemandes n’étant disponibles qu’en multijoueur… Et de là, les missions s’enchaînent à un rythme effréné. Oh, non pas dans leur succession, mais dans leur ambiance et leurs évènements. Elles sont également variées : de la défense de points stratégiques à diverses missions chronométrées en passant par l’attaque pure et simple d’un camp ennemi, vous allez avoir fort à faire.
 
Grosso modo, vous allez vous retrouver avec votre armée, divisée en différentes escouades (généralement composée de 6 soldats). Dès lors, il va vous falloir augmenter le nombre et la puissance de vos troupes. Pour ce faire, vous devrez capturer certains bâtiments. Des stocks de munitions, des entrepôts de carburant ou des sortes de camps de recrutement. Ainsi, vous pourrez développer votre armée en construisant des blindés ou en recrutant de nouveaux soldats, par exemple. La carte étant divisée en plusieurs zones, la capture d’un de ces bâtiments vous donnera la possession de la zone alentour.

Et cette question de zone s’avère primordiale et offre un aspect stratégique supplémentaire. Outre la défense de son QG, il faudra également veiller à ne pas voir ses bâtiments tomber entre les mains ennemies. Plus encore, il faudra impérativement que la zone dudit bâtiment ne soit pas coupée de votre QG par une zone ennemie ou alors l’approvisionnement n’arrivera plus. Vient alors une dimension tout autre dans les affrontements : pour défaire l’adversaire, il vous faudra capturer ses bâtiments ou encore les rendre inopérants en isolant la zone dont ils font partie.
 
   
 
Extrêmement facile à prendre en main, Company of Heroes est finalement bluffant. Alors qu’on s’attend à se prendre la tête sur un énième jeu de stratégie durant la seconde guerre mondiale, on relève finalement la tête de l’écran pour s’apercevoir que tiens, oui, il fait déjà nuit et que ah, zut, tous les collègues sont partis, ma femme m’a laissé douze messages, j’ai oublié d’aller chercher la môme à la crèche, bon, il est six heures du mat, autant que je relance une petite partie de toute manière il faut bientôt revenir au boulot et comme j’y suis déjà, bah, finalement j’ai gagné du temps.
 
En fait, on se plonge complètement dans l’ambiance offerte par le jeu. Les balles sifflent, les décors explosent, les blindés renversent les murs, on se bat, on sue pour garder un point de contrôle, pour repousser la vague ennemie, pour enterrer l’adversaire dans son bunker… Le jeu est véritablement intense et demande réellement des qualités de stratège. Bourrins purs et durs s’abstenir.
 
On pourra également souligner l’importance des décors. Laisser une unité à découvert signifie à court terme sa disparition sous les balles ennemies. Il vous faudra progresser à couvert, que ce soit derrière des arbres, des bâtiments ou simplement des sacs de sable que vous pourrez entreposer…
 
Enfin, on soulignera également le gain d’expérience des unités, au fur et à mesure des combats. Le joueur gagnera, lui, des points de commandement qu’il dépensera dans un arbre de compétences spéciales. Il pourra ainsi améliorer son infanterie, ses blindés ou ses unités aéroportées.
 
   
 
Malgré une certaine répétitivité et des textures assez moyennes concernant les décors, Company of Heroes offre une animation convaincante. Les soldats s’abritent sous le feu ennemi, les bruitages sont réussis, tout fourmille de petits détails… C’est plutôt bien fait.

On terminera par le mode multijoueur. Deux modes sont disponibles : anéantir l’adversaire ou conquérir des points de contrôle. Deux équipes, Alliés contre Allemands, s’affronteront, avec jusqu’à huit joueurs au total. Dommage que deux joueurs ne puissent s’affronter avec la même armée… Dommage que les huit joueurs ne puissent pas jouer chacun pour leur pomme...

Pour conclure, Company of Heroes est véritablement un excellent jeu de stratégie. Même s'il concerne une fois de plus la Seconde Guerre mondiale. Si vous êtes fan du genre, ne vous privez pas. Et toutes ses qualités ne nous feront que d’autant plus pester contre ses restrictions : campagne trop courte, à jouer simplement les alliés, et multijoueur n’offrant pas assez d’options. On aurait pu parler de gâchis, et c’en est un, mais cela n’altère finalement pas l’avis global que l’on a sur le jeu : c’est de la bombe.
 
   
Configuration minimum :
Processeur à 2Ghz
512Mo de RAM
Carte vidéo à 64Mo de RAM
Configuration recommandée :
Processeur à 3Ghz
1,5Go de RAM
Carte vidéo à 256Mo de RAM
Note graphisme :
note : 7 /10
Plutôt joli malgré des décors un poil répétitifs et des textures parfois moyennes, Company of Heroes se rattrape par une animation convaincante et des explosions à vous mettre de la poussière dans le noeil.
Note intérêt :
note : 5 /10
À première vue, seulement 15 missions pour une seule campagne, un jeu qui vous plonge une nouvelle fois dans l'enfer de la Seconde Guerre mondiale... non, franchement, l'intérêt de Company of Heroes n'est vraiment pas évident... à première vue...
Note jouabilité :
note : 8 /10
Extrêmement facile à prendre en main, Company of Heroes n'a de difficultés que celles imposées par les limites du joueur et plus précisément ses capacités de stratège.
Note finale :
note : 8 /10
Au final, Company of Heroes se trouve être un excellent jeu de stratégie, sans doute une nouvelle référence en la matière. Et on lui pardonnera finalement son contenu un poil léger pour profiter pleinement de sa réalisation impeccable et se concentrer sur le plaisir que l'on y prend.