.: Navigation
.: Les tests
Actualités relatives à ce jeu
De par sa nature, In Memoriam : le dernier Rituel sort des sentiers battus. Expérimentant de nouvelles voies d’immersion du joueur dans une aventure, ce jeu est plus un jeu vidéo de l’esprit, qu’une simulation de chasse au serial Killer. Aussi, il pose une question essentielle par rapport à ce que de véritables investigateurs font sur le terrain lorsqu’ils enquêtent sur des meurtres en série : doit-on se contenter de ramasser une par une les pièces d’un gigantesque puzzle jusqu’au prochain homicide. Si l’on en croit la démarche profonde de In Memoriam, la réponse serait plutôt « oui ». Qu’est-ce donc que ce jeu qui se veut « vidéo » ? Éléments de réponse avec ce test.
Autopsie d’un crimeIn Memoriam : le dernier rituel commence où son scénario additionnel « la treizième victime » se termine, c’est à dire sur la disparition de Jack Lorski, le journaliste qui enquêtait jusqu’à présent sur les agissements meurtriers du Phoenix, tueur psychopathe de son petit nom.
Nous voilà donc de nouveau confrontés à un DVD qu’il va falloir décoder pour espérer connaître le noir dessein du Phoenix, et prétendre connaître davantage de sa personnalité et de son identité. Le jeu du chat et de la souris recommence donc, sur les mêmes principes que le premier volet de In Memoriam, à savoir, sur le principe de la traque aux indices via un nombre incroyable de sites qui ont été, pendant près de 5 années, développés pour constituer autant de fausses pistes que de vrais indices pour le joueur.
Reste que l’enquête ne se limite pas qu’à la « simple » résolution du crime de Jack Lorski, mais aussi à éviter de voir la jeune Jess, kidnappée par le Phoenix alors qu’elle est à la recherche de son frère lui aussi disparu, passer de vie à trépas, dans des souffrances que seul le Phoenix, ou à la limite un copycat, serait capable d’engendrer. Ouverture du petit voyage dans l’horreur de l’intimité du tueur à travers son journal intime, fil d’Ariane qui fera voyager le joueur d’énigmes sordides en énigmes sordides.
Histoire de l’art insideComme quoi, ça sert de donner des cours de dessin et d’histoire de l’art. Le moins que l’on puisse dire c’est que la direction artistique de In memoriam : le Dernier Rituel est d’un constance, et d’une régularité exemplaire. Les images, les termes utilisés, et l’univers graphique et sonore développés par Eric Viennot sont d’une très grande cohérence. Mêlant habilement des animations flash avec des images de dessins 2D à teneur hautement ésotérique, l’atmosphère rendue à travers les différents tableaux dans lequel « voyage » le joueur.
Si certains y voient des œuvres déstructurées, considérant un tel mélange des genres comme un « multitechnisme graphique », il faut simplement leur signaler qu’au contraire, la logique picturale est très bien établie, puisqu'elle contraint la réalité, telle que nous la connaissons, à la vision du Phoenix. En gros, c’est comme si le monde environnant était filtré, torturé et re-interprété jusqu’à ce qu’il corresponde à la perception du tueur. C’est d’une implacable logique : il faut imposer au joueur la vision du tueur pour qu’il espère le comprendre.
Il faut tout de même parler de l’autre partie du travail artistique qui passe, bien injustement, inaperçue. L’air de rien, il a fallu créer tous les sites référents à travers lesquels les joueurs peuvent surfer pour trouver les indices nécessaires à la résolution de l’enquête. Et dans le meilleur des cas, il fallait juste mettre à jour la quantité incroyable de données qui avait été créée pour la circonstance. Enfin, et toujours à propos de travail de tordu, il faut aussi parler du travail de référence artistique : on ne sème pas des indices au hasard, et construire des références, fussent-elles imaginaires, exige un tant soit peu de jongler avec des images ou des faits réel afin de donner « corps à son mensonge ». Ainsi, on navigue d’images de la renaissance en icônes médiévales,qu’elles soient romanes ou gothiques flamboyantes. L’idée est de permettre au joueur d’imaginer une conspiration ésotérique majeure, digne de celles développées par Umberto Eco (et non pas par Dan Brown, on évitera de mélanger les torchons avec les serviettes). Bref, tout ceci est de très bonne facture, et contribue au « bluff » global de cette affaire criminelle. Le sujet est donc graphiquement aussi bien maîtrisé que philosophiquement… C’est du grand Art, avec un grand « A ».
© 2003 - 2008 PC INpact SARL de presse. Tous droits réservés ! - Généré en 0.2816 s - INpactvirtuel.com est un site de PC INpact Network
Glossaire : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Toutes les marques citées sur INpact Virtuel appartiennent à leurs propriétaires respectifs ! - Page valide XHTML 1, CSS2 - Top 100
Partenaires : Comparatif GPS - Appareil Photo Numérique
Toutes les marques citées sur INpact Virtuel appartiennent à leurs propriétaires respectifs ! - Page valide XHTML 1, CSS2 - Top 100
Partenaires : Comparatif GPS - Appareil Photo Numérique

Jouez-vous aux jeux vidéo sur votre lieu de vacances ?




















