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.:  Les tests
Dead Rising
Vignette Rédigé par
le 25 septembre 2006

Catégorie : Action
Plateforme : Xbox 360
Editeur : Capcom
Développeur : Capcom
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Pour peu que vous soyez un cinéphile averti, le mot zombie vous plongera immanquablement dans des souvenirs où George A. Romero était aux commandes. Pour beaucoup, le réalisateur de La nuit des morts-vivants, Zombie ou le Jour des morts-vivants, pour ne citer qu’eux, est la référence des créatures cauchemardesques avides de vous déguster la cervelle, avec une paille si possible pour faire plus snob.
 
D’un point de vue plus personnel, mes souvenirs de morts-vivants remontent à mes études lycéennes. Il suffirait à chacun de voir la tête de certains de mes profs de l’époque, pour comprendre combien j’ai souffert. Bon, d’un autre côté, vu à combien de temps elles remontent, ces études, bon nombre de ces monstruosités professorales ont dû, depuis, passer l’arme à gauche, ce qui soit dit en passant, n’a pas dû les changer beaucoup physiquement. Ni mentalement, d’ailleurs.
 
Pour ce qui est du jeu vidéo, House of the Dead reste sans doute l’une des références en terme de dégommage de zombie. Aujourd’hui, Capcom a décidé de changer la donne en présentant Dead Rising, sur Xbox 360.
 
   
 
Dead Rising, c’est l’histoire de Frank West. Ce journaliste, armé de son seul appareil photo, débarque illégalement dans une ville sous quarantaine pour réaliser LE scoop de sa vie. En lieu et place de scoop, il va avoir une sacrée surprise : largué sur le toit du centre commercial, il se retrouve au beau milieu d’une ville où les zombies prolifèrent. Dans 72 heures, son pilote d’hélico vient le rechercher sur le toit. Il a donc trois jours pour comprendre ce qui a bien pu se passer…
 
Vous allez donc déambuler dans le centre commercial, avec tout ce que cela implique. Les zombies infestent les lieux et n’auront cesse de vouloir vous dévorer. Pour vous défendre, les magasins sont à votre disposition. Et ils regorgent d’objets et d’armes. Des inoffensifs CD que vous jetterez sur les morts-vivants sans les faire reculer d’un pouce ou de l’épée laser en plastique qui ne les affectera pas plus, jusqu’à la tronçonneuse du magasin de bricolage ou du katana de la boutique de déco, des centaines d’objets sont disponibles. Haches, armes à feu, couteau, batte de baseball… sans parler des pots de fleur, bancs, caddies qui peuvent également faire office d’arme, et des tartes, gâteaux, boissons qui, eux, vous redonneront de la vie.
 
   
 
Car à première vue, Dead Rising peut s’apparenter à un beat’em all tout ce qu’il y a de plus classique : on tue des zombies avec tout ce qui nous passe sous la main et hop, c’est marre. Seulement Dead Rising, c’est un poil plus que ça : il y a un scénario. Si si. Et pas mal en plus. Une trame principale et tout un tas de petites missions secondaires, à réaliser en un temps imparti puisque, je vous le rappelle, vous avez 72 heures (pas en temps réel, hein…) pour terminer le jeu.
 
Le but principal consiste à deviner ce qui a bien pu se passer, des personnages secondaires gravitant autour de vous.
 
Les missions secondaires consistent à aller prendre des photos et sauver des gens coincés dans le centre. Une fois aidés, ils vous suivront docilement, vous pourrez les armer et, dans la limite de leur intelligence (artificielle, bien entendu), ils vous aideront. Si parfois vous tomberez sur des psychopathes bien utiles, vous pourrez aussi tomber sur des types lents ou totalement inoffensifs, pour preuve un blaireau qui se mettait à hurler à chaque fois qu’il voyait du sang et semblait incapable de se servir de l’arme que je venais de lui filer. Pour l’anecdote, il m’a tellement porté sur les nerfs que je l’ai largué dans un groupe de zombies pour qu’il termine en pâtée pour morts-vivants. Mais bon, sinon, le but est quand même de les récupérer et de les amener en lieu sûr, hein…
 
Le scénario principal vous laissera malheureusement peu de temps pour remplir ces missions secondaires, que vous abandonnerez finalement peu à peu pour ne les remplir qu’au hasard de vos rencontres…
 
Outre cette profusion d’objets, donc de possibilités, Dead Rising est doté d’un graphisme plutôt réussi, malgré quelques inévitables pains dans la gestion des collisions et une animation pas forcément irréprochable, surtout en ce qui concerne vos acolytes. Mais bon, globalement, c’est joli, bien foutu et sympa tout plein. L’ambiance sonore n’est pas en reste, avec les râles inquiétants des morts-vivants, qui vous suivront durant toute l’aventure, ajoutant au caractère paniquant du jeu.
 
   
 
Reste les mauvaises nouvelles. Car Dead Rising qui, à première vue, a tout pour être une bombe, un de ces jeux cultes indispensables, n’est au final qu’un bon jeu terriblement énervant et mal réalisé et ce pour plusieurs raisons catastrophiques. La première est la gestion des armes. Toutes disparaissent après plusieurs utilisations, le jeu considérant qu’elles sont désormais inutilisables ou cassées… Ce qui peut être compréhensible pour une arme à feu (vide), ou une batte de baseball en bois, ou même encore pour une tronçonneuse qui a besoin d’essence, l’est nettement moins pour une altère en fonte, une hache ou un katana. Certes, le jeu gère la différence des dégâts et la durée d’utilisation, mais avouez que donner seulement une dizaine de coups avec une épée avant qu’elle ne disparaisse est, en plus de frustrant, carrément illogique.
 
La seconde concerne le système de sauvegarde. Vous ne pourrez sauvegarder qu’en vous rendant dans les toilettes ou dans le poste de sécurité du centre commercial. Vu le peu d’endroits disponibles, donc, vous jouerez régulièrement pendant plusieurs heures sans avoir la possibilité de sauvegarder votre progression… ce qui entraînera immanquablement de grosses pertes et un énervement grandissant lors des passages ardus ou si vous mourrez simplement suite à une petite erreur. Il serait temps de faire comprendre aux développeurs que le système de sauvegardes façon console n’est plus d’actualité maintenant qu’elles ont toutes un disque dur, voire une carte-mémoire dans le pire des cas.
 
Pour conclure, donc, Dead Rising est un jeu formidable… formidablement plombé par des choix stupides en ce qui concerne les systèmes de gestion des armes et de sauvegardes. Résultat, ce qui aurait dû être une éclate vidéoludique, un pied total pour tout joueur féru de jeux d’action mâtinés de beat’em all, ne s’avère qu’un jeu pénible. Mais pourquoi avoir gâché une telle merveille ? Qu’on pende les coupables, qu’on les éviscère et qu’on se repaisse de leurs tripes encore fumantes !
 
   
   
 
Images fournies par l'éditeur.
Note graphisme :
note : 8 /10
Joli. Ok, les décors ne sont pas à tomber, l'animation des personnages n'est pas parfaite, mais globalement, le supermarché est vraiment bien retranscrit, et chaque chose est aisément identifiable à l'écran.
Note intérêt :
note : 8 /10
Une attaque de zombies en pleine ville, un héros piégé dans un supermarché... on en rêvait depuis longtemps dans un jeu vidéo, c'est enfin chose faite !
Note jouabilité :
note : 5 /10
Plutôt facile à prendre en main, Dead Rising souffre d'une utilisation très moyenne des armes à feu et surtout d'une gestion de toutes les armes qui est à revoir totalement. À noter que sans écran HD ou de grand format, pas de salut : les textes risquent d'être illisibles.
Note finale :
note : 6 /10
Honnêtement, Dead Rising aurait mérité une étoile de plus. Pour ses idées, pour sa réalisation, pour son ambiance... Seulement un système de sauvegarde totalement pitoyable et une gestion des armes calamiteuse plombent un titre qui avait tout pour devenir une référence. Quel gâchis !