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.:  Les tests
Paraworld
Vignette Rédigé par
le 21 septembre 2006

Catégorie : Stratégie
Plateforme : PC
Editeur : Koch Media
Développeur : Sek
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S’il est un genre qui reste largement dominé par le PC, c’est bien le jeu de stratégie. Et aussi le démineur. Mais bon, là, en l’occurrence, on va parler de Paraworld, un jeu de stratégie avec des dinosaures, et non pas une grille hideuse à cliquer pour voir apparaître des bombes.
 
Paraworld, c’est l’histoire de trois jeunes scientifiques trahis par leur mentor : alors que leurs recherches sur les portails dimensionnels aboutissent enfin, ils se voient propulsés dans un nouveau monde. Sans aucun équipement, nos trois héros ne possèdent plus qu'une arme pour assurer leur survie : leurs cellules grises.
 
Le monde de Paraworld est dominé par trois factions humaines. Les Hommes du Nord, sorte de vikings, aisés sur terre comme sur mer, les Cavaliers de la Poussière, sorte de Huns, nomades et rapides, et le Clan du Dragon, à forte ressemblance asiatique, composent les trois tribus accessibles au joueur.
 
   
 
De base, le jeu se présente de manière extrêmement classique : vous aurez accès à des paysans qui iront chercher pierre, bois, nourriture. Pas d’or. L’autre ressource ne s’acquiert que par le prestige, à savoir pour la plupart du temps, défaire l’ennemi en combat : il s’agit de crânes qui vous permettront de faire progresser vos troupes et acheter des unités spéciales. Nous y reviendrons.

Hormis quelques missions particulières dans lesquelles vous devez aller à un point A jusqu’à un point B tout en passant par un point C, un point D, un point E… histoire de vous réapprendre l’alphabet… bref, hormis ce genre de mission dans lequel vous avez un nombre d’unités prédéfinies et ne pourront les augmenter qu’au hasard des rencontres sur la carte, le jeu se déroule de manière on ne peut plus habituelle : vous construisez votre base, avec ses petits bâtiments tels que des casernes, des forges, des fermes, des bars à putes, des auberges, des usines… quoi que pour le quatrième de cette liste, j’ai comme un doute tout à coup…

Vos péons ramassent des ressources pour vous permettre cette expansion et, parallèlement à ça, vous créez des unités guerrières. Elles se présentent sous plusieurs formes. Outre les unités navales (de pêche, de guerre ou de transport), on peut les classer en trois catégories : la première, c’est la piétaille, ou l’infanterie si vous préférez. La seconde concerne les unités mécaniques, celles que vos ingénieurs construiront. La troisième, enfin, concerne les unités animales, ou si vous préférez, les dinosaures.

Une cinquantaine d’espèces sont représentées dans le jeu. Montées par des soldats ou non, elles tapent dans un grand panel d’espèces. Ainsi, vous pourrez les utiliser pour la nourriture ou pour la guerre, par exemple. T-Rex, Tricératops, velociraptors et autres seront bel et bien de la partie.
 
   
 
Grande nouveauté dans le genre, Paraworld dispose d’un « contrôleur d’armée ». Il s’agit ni plus ni moins que d’un menu déroulant représentant chacune de vos unités et qui s’affiche sur la gauche de l’écran. Les icônes de chaque unité y sont insérées et vous renseignent en temps réel sur leur activité et leur état. Ce menu est divisé en cinq catégories d’importances. Cinq niveaux d’expérience, si vous préférez, comme une pyramide. Vous pourrez à loisir monter de niveau une unité, en contrepartie d’un certain nombre de crânes, afin de leur octroyer des capacités supplémentaires. Ainsi, on aura vingt cinq unités au niveau 1, quinze au niveau 2, huit au niveau 3, trois au niveau 4 et une seule au niveau 5.
 
Tout aussi révolutionnaire et pratique soit-il, je me permettrai d’émettre une sérieuse critique sur ce système… Oui, c’est très pratique. Surtout pour sélectionner directement ses unités, les faire évoluer, leur assigner rapidement des taches… Reste que, et c’est sans doute là le gros point noir du jeu, cela limite aussi dramatiquement le nombre d’unités à contrôler. C’est un avis tout personnel, mais je commence à me lasser des jeux ne permettant pas de monter de véritable armée. Il devient alors délicat d’avoir une troupe suffisante pour attaquer l’ennemi sur deux fronts tout en laissant quelques soldats défendre votre base…

Certains diront que j’exagère, mais il n’empêche que l’aspect stratégique en devient très limité, surtout pour ceux qui aiment programmer leur petite invasion et inonder l’ennemi d’un seul coup, plutôt que d’être obligé de planifier ça en quatre ou cinq vagues le temps que de nouvelles unités soient construites et remplacent les unités disparues… Car au final, seulement 52 unités à gérer, c’est très peu… surtout une fois que vous avez créé dix paysans… Autrement dit, le double aurait été largement plus agréable…
 
   
 
Les crânes serviront également à recruter des héros dans l’auberge, héros qui possèdent généralement des pouvoirs spéciaux, qu’ils soient visibles (soigner, endormir les dinosaures…) ou sous forme de bonus (plus de rapidité, de portée, de points d’attaque sur un type d’unités…). Ils sont à choisir avec soin puisque l’on se rend compte que tous ne sont pas forcément utiles selon la tribu que vous dirigez…
 
Autre soucis du jeu, son IA. Les unités sont en effet plutôt débiles et dotées d’un pathfinding à la limite de l’acceptable (il n’est pas rare de voir des soldats bloqués par un simple rocher). L’ordinateur organise ses attaques de manière on ne peut plus prévisible et vous devriez trouver rapidement le moyen de le contrer.
 
Sans être particulièrement à tomber par terre (surtout lorsque vous zoomez), Paraworld est plutôt réussi graphiquement. Sa topographie, sa faune et sa flore sont cohérentes et globalement, c’est un jeu agréable à regarder. L’immersion est donc aisée. Testé sur un P4 2,8Ghz, 2Go de RAM et avec (seulement) une Radeon X800GTO, le jeu est très fluide en 1280X1024 et à peine ai-je du baisser quelques inutiles effets pour éviter que cela rame (un tout petit peu) lors de la prolifération d’unités.
 
En multijoueur, vous pourrez vous affronter jusqu’à 8 pour trois types de jeux. Le deathmatch, bien sûr, le mode domination, ensuite, et le mode défenseur pour terminer. Ce dernier consiste juste à défendre un bâtiment face à des ennemis.
 
En conclusion, Paraworld est un jeu de stratégie très classique, et ce malgré son monde original, ses unités sympathiques et inédites et son système de gestion de son armée. On a donc toujours le coup des péons, bâtiments et armées, toujours à gérer de la même manière… autrement dit, vous privilégiez les grosses unités bourrines et le tour est généralement joué face à l’ordinateur… Bref, ne vous attendez pas à une révolution du genre. Reste que Paraworld est un jeu de stratégie qui comblera les fans du genre. Il est même globalement plutôt plaisant. Un bon jeu sans réelle surprise, serait-on tenté de dire. Vous auriez donc tort de vous priver. À défaut, vous pouvez toujours vous faire les dents sur la démo pour vous faire un avis avant de l’acquérir.
 
   
   
Configuration minimum :
Configuration recommandée :
Note graphisme :
note : 7 /10
Assez joli, sans pour autant être à tomber, Paraworld s'en sort surtout grâce à une certaines cohérence dans son monde. À noter la possibilité d'un jeu étendu à deux écrans côte à côte.
Note intérêt :
note : 7 /10
On était en droit d'attendre beaucoup de ce Paraworld, surtout avec l'introduction originale des dinosaures dans le genre. Au final, si l'on n'est pas déçus, loin de là, on n'est pas étonnés non plus.
Note jouabilité :
note : 8 /10
Extrêmement facile à prendre en main, surtout grâce à ce nouveau système de gestion des armées, Paraworld ne demandera que très peu de temps pour apprendre les ficelles du métier, en raison notamment d'un fonctionnement très classique.
Note finale :
note : 6 /10
Très prometteur sur le papier et offrant une innovation non négligeable dans la gestion de ses armées, Paraworld s'avère au bout de quelques parties un jeu de stratégie extrêmement classique et sans surprise. Un bon jeu, certes, mais avec un petit goût de déjà-vu dans le fond.
 
Avis des INpactiens :
Aucune note