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Festival 2007 du Jeu Vidéo
Vignette Rédigé par le 25 septembre 2007

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Vendredi matin. Gloire à la SNCF dont tous les trains sont bloqués pour cause d’accident (totalement inhérent à leurs compétences, deux trains s’étant percutés). C’est finalement avec une heure de retard que je débarque au Festival du Jeu Vidéo… Bon, ok, il n’est « que » 11h et le salon ouvre ses portes à midi. Mais voilà, je voulais faire des photos des stands qui terminent de se monter, les aspirateurs en mouvement… Pour la peine, tiens, toutes mes photos seront floues et inutilisables. Ha ha ha. Bien fait pour la SNCF… euh…

 

Bon. Après la Games Convention de Leipzig, c’est certain que le Festival du Jeu Vidéo, c’est un peu comme se taper un jambon beurre au troquet du coin juste après avoir dîné dans un 3 étoiles au Michelin. Seulement voilà, personnellement, j’aime bien le jambon beurre et l’ambiance d’un troquet est souvent plus agréable que celle d’un restau guindé. Et justement, question ambiance, il y aurait largement à redire sur la GC de Leipzig.

 

Le Festival du Jeu Vidéo, donc, c’est un petit truc. 9000m², une cinquantaine d’exposants et 40 000 visiteurs attendus. Un salon à dimension familiale, serait-on tenté de dire, loin de la grosse machinerie insipide que l’on peut souvent voir çà et là. Ça sent l’huile de coude de quelques passionnés. A tel point que finalement, on pardonne les quelques errements relevés (éclairages insuffisants, allées trop étroites…). Bon. Le souci majeur à mon humble et personnel avis reste son implémentation à Montreuil, dans le 93. Accès galère, emplacement peu agréable, locaux mal foutus… On espère sincèrement voir le salon grossir encore (il était 3 fois plus grand cette année que l’année précédente) et aller titiller les Porte de Versailles ou Porte de Champerret à Paris même. Là, il aura toute la place qu’il faut et une disposition qui fera sans doute moins place à l’amateurisme pour taper dans le professionnalisme. Et pour les connaître, les organisateurs ont toutes les qualités pour réussir une telle évolution. Pourvu que les éditeurs et développeurs répondent en masse et s’investissent dans l’évènement toujours plus.

 

  

 

N’empêche que le Salon du Jeu Vidéo, c’est bien. Entre nous, pour être honnête, je m’attendais à un truc sans âme, pénible, rempli de boutonneux crétins qui se font jeter par des exposants aussi agréables qu’une fouille complète dans un aéroport des USA. Bref, une bonne grosse corvée qui montrerait des trucs sans intérêt pour les visiteurs. Sur le chemin, entre deux pensées imaginatives de tortures envers les gens de la SNCF, à vous en faire pâlir d’effroi un condamné à mort pour génocide, je pestais donc contre l’insoutenable lourdeur de l’existence. Sauf que non. Globalement, c’était chouette. La preuve, en repartant, j’ai même été gentil avec les contrôleurs, preuve que la journée avait apaisé ma nervosité matinale.

 

Sur place, de gros éditeurs avaient fait le déplacement. Des constructeurs aussi. Sony, Microsoft… mais pas Nintendo. Tant pis pour eux. Leur absence faisait tache.

Mieux encore, les éditeurs ne refourguaient pas des jeux sortis avant les vacances, genre deux ou trois mois d’ancienneté. Ils ont parfaitement joué le jeu, pour ainsi dire. Sega dévoilait son Sega Rally Next Gen, jouable sur Xbox 360 et PS3, dont la sortie est programmée pour la fin de la semaine, ainsi que Bleach sur Wii (prévu en 2008), pour ne citer qu’eux. Eidos montrait Kane & Lynch (fin d’année), EA montrait Fifa 08 (fin de semaine), THQ montrait Frontlines : Fuel of War (janvier 2008), Focus Interactive dévoilait l’add-on de Silverfall, Earth Awakening (2008) et les gens faisaient la queue pour jouer à Warhammer Online (janvier 2008) par séance de 10 minutes… et j’en passe et j’en oublie (Quake Wars, Haze, Timeshift…). Bref, loin de n’être qu’une simple vitrine, les éditeurs voulaient séduire les visiteurs en leur présentant leurs futures sorties. Et ça, ça fait bien plaisir.

 

  

 

Mieux encore, les stands étaient souvent tenus par les attachés de presse eux-mêmes. Le show-man Jérome de THQ n’hésitait pas à prendre le micro pour attirer le chaland, grâce à son humour bien à lui (et heureusement), réclamant des blagues de Toto contre quelques goodies (tee-shirts et zippo à l’effigie de Stalker). Oui ben je vous avais prévenu, hein, il a un humour bien à lui. Franck, de Sega, situé juste en face, se retenait d’aller l’étrangler juste pour mettre l’ambiance lui aussi, et gérait des séances de un contre un à Sega Rally sur PS3, offrant un tee-shirt au vainqueur. La toujours aussi jolie et attirante Marie-Caroline de Focus Interactive, accueillait avec son sublime sourire les joueurs, leur dévoilant l’add-on de Silverfall ou Runaway sur DS… Même Ubi avait fait le déplacement, et si l’irremplaçable Pascal n’était pas sur place, ses confrères menaient la barque avec brio… Bon, je ne les citerai pas tous, hein (Bertrand de VPCom, impeccable comme d’hab), et ils m’excuseront j’espère, mais l’idée est de bien vous faire comprendre, chers lecteurs, que les éditeurs étaient concernés par l’évènement. Vraiment. Et que ces éditeurs étaient tout sourire. Bref, l’accueil était chaleureux. Tiens, à tel point que je n’en veux même pas à Tristan, d’Eidos, d’avoir préféré discuter avec les deux petites nanas bien foutues qui lui demandaient des renseignements, plutôt qu’avec moi : j’aurais fait la même chose. Et désolé d’avoir dû décliner son invit’ de venir boire le champ’ sur le stand après la fermeture : j’ai une famille, moi, monsieur. Et lui aussi, à ce que je sache, d’ailleurs. Non mais.

 

Bon, après, quelques stands étaient moins attrayants que d’autres, forcément, hein. Ou d’autres moins fréquentés, encore. Bon, je ne dirai rien sur le stand Future Presse, on va encore dire que je me moque de la concurrence… Le village kids était un poil pénible également : les kids auront justement eu du mal à se faire une place au milieu des adultes qui squattaient les bornes. Deux buvettes pourries agrémentées de trois tables et quatre chaises faisaient office de ravitaillement (d’ailleurs encore merci Franck pour le repas). On aurait aimé un truc un peu plus chiadé de ce côté-ci. Mais globalement, c’était un bon petit salon bien agréable. On y reviendra l’année prochaine. Peut-être même en qualité d’exposants, tiens. Vous pourriez alors demander une dédicace de Pete (faite à la batte de baseball), ou demander une insulte personnalisée par Traz, par exemple.