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Sega Rally : Nous y avons joué !
Vignette Rédigé par le 21 juin 2007

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Chapitre Un : J’ai peur de l’avion
 
Je veux dire, avant, ça allait. Mais depuis quelque temps, je me rends compte que j’ai peur de l’avion. Je n’y peux rien. Bon, je me contrôle, hein. Pas de crise d’hystérie, de plaintes sépulcrales ou de gémissements angoissés. Digne, le bonhomme. Mais j’ai peur de l’avion quand même. La poitrine qui se serre. L’estomac qui se tord. La gorge qui se noue. La vessie qui se… non, quand même pas. Mais le bide entortillé comme un linge humide, oui. Alors que dire ? Aller voir Sega Rally dans les locaux même du studio de développement, c’est chouette. Que ce soit à Birmingham, en Angleterre, c’est chouette aussi. Que le voyage se déroule à bord d’un appareil d’à peine trois mètres de large et deux de haut, un truc qui remue comme une montagne russe au moindre trou d’air ou au moindre coup de vent, là, c’est nettement moins chouette.

Que le trajet de retour se fasse avec son lot de bonnes grosses turbulences, là, c’est carrément l’horreur. J’en ai fait appel à tous les Dieux possibles et inimaginables. Yahvé, Adonaï, Jehova, Allah, Bouddha, Zeus, Eole, Dionysos. J’ai même promis de ne plus jamais faire de mal ou dire du mal autour de moi. Bon, ok, si les promesses étaient sincères sur l’instant, je suppose que nos divinités n’étaient pas dupes quant à leur réalisation. Mais bon. Ça a marché. Je suis revenu vivant. Il paraît qu’on a tous un ange gardien. Il paraît aussi que les anges n’ont pas de sexe. Et bien, le mien, d’ange gardien, je suis quand même persuadé qu’il a une paire de cojones grosses comme des citrouilles.

   

 
Chapitre deux : Desserre des fesses, t’as les deux pieds sur le tarmac
 
Mine de rien, cette journée fut orchestrée d’une main de Maître par l’exceptionnel Franck, attaché de presse de chez Sega. Le professionnalisme et la gentillesse incarnés. Un type qui va jusqu’à arracher le ticket de parking d’un confrère, le soir, en lui disant : « laisse, on te fait te déplacer pour voir Sega Rally, c’est donc à nous de payer le parking ». Un type qui va jusqu’à véhiculer votre serviteur en lançant un « c’est presque sur ma route, pas de problème ». Et tout est dans le « presque », qui correspond à un détour d’une quinzaine de bornes. Voilà. Ça devait être dit. On ne félicite pas assez, dans ce métier, les attachés de presse, lorsqu’ils assurent.
 
Toujours est-il que, en dehors de mes tremblements aériens et mes remerciements sincères, nous étions 5 confrères à avoir le privilège d’être invités à une présentation de Sega Rally sur Next-Gen. Plus qu’une présentation, cela dit, ce fut surtout l’occasion de prendre la manette en mains et de pouvoir vous livrer nos premières impressions sur le jeu. Car oui, nous y avons joué, nantis que nous sommes.
 
5 confrères, donc, tous issus de sites Internet, et, je dois avouer, tous sympathiques. Là aussi, c’est assez rare pour être souligné. Il y avait donc moi. Je sais, normalement, on termine la liste par soi quand on est poli. Sauf que je n’ai jamais prétendu l’être. Il y avait donc moi. Il y avait aussi Super Panda qui a menacé toute la journée de dire du mal du jeu s’il ne revenait pas avec des goodies spéciaux rien que pour lui. Sauf que bon, quand on a su qu’il était de jeuxvideo.com, on a su que ses menaces étaient irréalisables. Il y avait Angel, de gameblog, qui a couru pour la première fois de sa vie puisqu’à deux minutes près, il ratait le vol et que j’ai réussi à convaincre du caractère inquiétant de passer, à 30 ans, ses week-ends dans son fauteuil, son chat sur les genoux, à regarder la télévision. Il y avait Julien, caméraman de jeuxvideo.fr qui, j’espère, fera passer à qui de droit mon petit message : « Tiens, Kevin ne fera pas les commentaires sur la vidéo ? Tu veux dire que sur votre site il y en aura au moins une de supportable ? ». Et enfin, il y avait Hung, de jeuxactu.com, qui réalisait son premier Press-Tour et qui a refusé de croire que la tradition oblige tout nouveau à payer le champagne à tout le monde. En plus, il ne boit pas d’alcool. Sale type, va.
 
Ah, et pour ceux qui se demandent, oui, tout ça n’est pas à prendre au premier degré, bien entendu. Ce n’est pas parce qu’on est concurrents qu’on ne peut pas se vanner par articles interposés…
 
Arrivés à Birmingham, dans les locaux de Sega Racing Studio, sous les coups de 11h30 heure locale. Devant l’entrée, deux bolides de Rallyes trônent. Fan de voiture, Angel se frotte contre elles et supplie qu’on le prenne en photo pour qu’il puisse les montrer à ses amis, le jour où il en aura. Plus impressionné, votre serviteur tourne autour d’une Lotus Elise malheureusement peinte en vert bouteille. « C’est la caisse du boss du studio » me prévient Franck. Intérieurement, je me dis alors que j’y mettrai le feu si la journée ne tient pas ses promesses. Je vous rassure, en repartant, elle sera intacte.
 

   

 
Chapitre Trois : Sega Rally, la théorie
 
La présentation du jeu commencera par un petit speech de Guy Wilday, le justement boss du studio. On y apprend (ou pour la plupart, on y réapprend) que Sega Rally, ce sont des courses à 6 voitures qui parcourent 3 tours sur un circuit relativement court (la course la plus longue ne devrait pas dépasser 5 minutes au total). Une trentaine de véhicules différents seront disponibles, selon les catégories 4WD, 2WD, classique, et quelques voitures bonus. Au niveau des modèles, nous avons pu découvrir la Peugeot 206, la Subaru Impreza, la Mitsubishi Lancer, la Skoda Fabia et la Citroën Xsara. On sait aussi qu’une Volkswagen Polo sera aussi du lot, tout comme la Peugeot 207. Chaque modèle aura trois livrées (trois différentes peintures et stickers).
 
Les courses se dérouleront sur 6 environnements différents (et non pas 8 comme vous avez pu lire un peu partout). Alpine (montagne avec neige et routes humides), Canyon (avec routes sablonneuses et bitumées), Tropical (boue et eau), sont les trois seuls qui ont été dévoilés à cette occasion. Nous avons pu toutefois, de nos yeux aguerris, apercevoir lors de la visite globale du studio (nous y reviendrons) apercevoir l’Arctic (neige et glace), et un autre environnement plus forestier qui devrait être plus orienté bitume et boue. Le dernier, par contre, reste secret.
 
Enfin, le jeu est à sortir sur PC, PS3, Xbox 360, PC, PSP et Mobile. Il proposera plusieurs modes de jeux : Championnat, course rapide, contre la montre (avec ghosts à s’échanger sur le net) et multijoueur (en écran splitté ou via réseau ou net).
 
Une présentation courte, précise, qui nous dévoilera aussi la particularité du terrain des courses de Sega Rally. Au fur et à mesure du passage des voitures, le terrain se déforme. Les traces de pneus rendent les aspérités plus marquées dans la boue. Sur le sable, les dérapages dans les virages chassent le sable et permettent une meilleure adhérence. Ce genre de chose. Cela est dû à un moteur graphique maison qui gère la route via des polygones de 6cm de diamètre. Et croyez-moi, des surfaces de 6 cm de diamètre mises bout à bout pour créer un circuit, ça en fait des tas et des tas, de polygones.