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Call of Duty 5 : World at War [Premières Impressions]
Vignette Rédigé par le 01 juillet 2008

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imageC’est lors d’un rapide aller-retour londonien que Activision a permis à quelques privilégiés d’apercevoir le très attendu Call of Duty 5. Comme vous ne le savez peut-être pas, Activision a chargé deux studios de développer la licence. En alternance, ils livrent donc un Call of Duty chaque année, cela leur permettant d’avoir deux ans de développement. Une méthode intéressante pour le studio, qui peut alors bichonner son jeu sans avoir trop de contraintes de temps, et pour le consommateur, qui peut donc voir une véritable évolution d’un opus à l’autre. Méthode qui a d’ailleurs fait des émules, Electronic Arts ayant par exemple décidé de l’appliquer au développement de Need For Speed. Mais bref. Si Call of Duty 4 était développé par Infinityward, le créateur original de la série, ce Call of Duty 5 l’est par Treyarch, le développeur de Call of Duty 3 ou de l’adaptation console de Call of Duty 2.
 
De la même sorte, si Call of Duty 4 abandonnait l’époque de la Seconde Guerre mondiale pour nous livrer un conflit des Temps modernes, ce Call of Duty 5 nous remonte dans le temps pour à nouveau nous offrir quelques escarmouches sanglantes du côté des années 39-45.
 
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imageLe jeu commence la nuit, sur une île du Pacifique. Vous incarnez un soldat américain qui, manque de bol, s’est fait capturer par les forces japonaises. Comme la Convention de Genève ne sera signée qu’en 1949, on peut s’amuser à torturer et buter les prisonniers comme on veut. Et c’est ainsi que sous vos yeux, après avoir été chauffé au cigare dans le cou, votre coéquipier se fait proprement égorger. La guerre n’est pas une partie de jeux vidéo. C’est sanglant, sauvage, inhumain. Et ça va être votre tour. Mais parce que s’il y a un Bon Dieu, il vous a à la bonne, au moment même où la lame va déchirer votre gorge, votre tortionnaire est abattu. Ce sont les copains qui arrivent vous délivrer et, accessoirement, coller une raclée à ces raclures de jaunes. Pas d’offense, hein, on est en guerre et ils viennent d’égorger votre pote, je vous le rappelle. Il faut juste se remettre dans le contexte et ne pas oublier que la bienséance des sentiments de notre époque n’était pas de mise en 39-45.
 
imageUne fois libéré, vous êtes projeté dans l’action. Si vous commencez par suivre vos coéquipiers plus qu’autre chose, vous récupérez tout de même rapidement un flingue, puis un fusil, voire une mitrailleuse. Tout autour de vous, c’est le chaos. Les Japonais ont élu domicile dans un petit village de pêcheurs, situé sur une plage. Les cases explosent. Le bois vole en éclat. Le sable gicle sous les tirs d’obus. Le feu est partout. Dans l’air, les petites particules enflammées volètent, rendant l’atmosphère étouffante et infernale. Dante est tout près. Vous êtes au neuvième cercle. Vous abattez qui vous pouvez, au milieu des cabanes qui s’effondrent, ça tire de partout… vous voilà une nouvelle fois un simple pion dans un conflit d’une violence rare et sauvage.
 
Lorsque vous quittez la plage, l’inquiétant silence de jungle vous prend aux tripes. On vous rassure, il se transformera bien vite en fureur. Des vagues ennemies débarquent. Autour de vous, ça crie, ça pleure, ça meurt, ça râle… on sentirait presque les effluves nauséabonds des embruns auxquels se mêle l’odeur de sang et de tripes. C’est violent, sans concession avec la morale de notre époque. Ici, on gueule, on frappe, on achève les blessés.
 
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imagePas de doute, vous êtes dans Call of Duty. Le Il faut sauver le soldat Ryan du jeu vidéo. Ça pète de partout. Et les premières impressions sont… wahoooou. Déjà, c’est beau. Très. Treyarch a repris le moteur de Call of Duty 4 et l’a peaufiné. Résultat, même de nuit, le niveau de détail est impressionnant. Et ce, sur une Xbox 360. On imagine ce que donnera le même jeu sur un PC de compet’. Malgré l’énorme activité qui s’y déroule, aucun ralentissement n’est constaté à l’écran. On est réellement plongé dans un conflit d’une violence rare. Et on a une pensée émue pour ceux qui s’engagent dans la vraie armée parce qu’ils sont fans de jeux vidéo… avec le visage de la guerre que montre Call of Duty, on se dit qu’ils réfléchiront peut-être à deux fois… c’est tout sauf esthétique. Et quand bien même on n’a pas connu de guerre, on se dit que ça doit foutrement y ressembler.
 
imageOn apprendra d’autres choses, encore, lors de cette présentation. Déjà, que l’IA est, de base, la même que celle de Call of Duty 4. Sauf qu’il a fallu l’adapter au lieu et à l’esprit. Ainsi, un japonais ne se rend pas. Il combat jusqu’à la mort. Même bouffant du sable, les tripes à l’air, tant qu’il a un souffle de vie, il essayera de vous tuer. Les ennemis sont capables de vous contourner, de vous tendre des pièges, de se planquer dans les hautes herbes, dans les arbres, de se cacher dans les tunnels, de vous prendre à revers…
 
Le jeu sera divisé en deux campagnes. L’une dans le Pacifique, l’autre en Russie. Bien entendu, les IA y seront différentes, un allemand ne se battant pas de la même manière qu’un japonais. Les développeurs ont réellement étudié à fond les techniques de combat des militaires de ces deux coins du globe.
 
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imageAutre nouveauté, la gestion du feu. Un peu comme dans Far Cry, le feu aura sa propre vie. Il se déplacera selon le vent, enflammant ce qu’il doit enflammer sur son passage. Le lance-flamme, bien efficace, embrasera les corps qui alors se tordent de douleur dans une danse macabre. Nous avons pu l’apercevoir lorsque les développeurs nous ont montré une autre partie, à savoir le mode coop. Ce mode permettra à quatre joueurs d’incarner des militaires, lors de missions dédiées. Sachant que la campagne classique ne sera jouable qu’en solo. Le travail de mise en scène est aussi impressionnant que dans le mode solo. Le graphisme y est aussi sublime, avec des textures qui semblent vraiment soignées.
 
Les tanks lance-flammes font leur apparition, question véhicule. Le lance-flamme également, question arme de poing. Tout en n’oubliant pas que c’est fragile, ces bestioles, et que tout aussi efficaces soient-elles, elles explosent à la moindre balle. Un rank multi permettra de récompenser les meilleurs joueurs. Et la difficulté du jeu s’en ressentira : si vous êtes quatre novices à jouer en même temps, le jeu sera assez simple. Si un capé est dans la partie, le jeu sera un peu plus dur, et ainsi de suite.
 
Au final, ce Call of Duty 5 nous aura fait très forte impression. Le seul petit défaut que nous aurons pu lui trouver est le déplacement glissé du personnage : il semble glisser sur le sol, on ne retrouve pas le balancement des pas. Ça peut être gênant, question réalisme. Mais c’est un simple détail et c’est le seul que nous avons trouvé de négatif. C’est dire si après la claque de Call of Duty 4, ce nouvel opus devrait reprendre le flambeau de fort belle manière. Bien entendu, le plus gros reproche fait à la série est sa durée de vie. On nous assure que ce 5 sera plus long que le 4. À quel point ? Aucune idée. Ne reste plus qu’à espérer.
 
 
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