Bienvenue ! Nous sommes le Samedi 30 août
Prendre en compte uniquement la plateforme pcPrendre en compte uniquement la plateforme pspPrendre en compte uniquement la plateforme ps2Prendre en compte uniquement la plateforme ps3Prendre en compte uniquement la plateforme xboxPrendre en compte uniquement la plateforme xbox360Prendre en compte uniquement la plateforme gcPrendre en compte uniquement la plateforme wiiPrendre en compte uniquement la plateforme dsPrendre en compte uniquement la plateforme retroPrendre en compte uniquement la plateforme arcadeAfficher uniquement les actualités généralistes
.:  Les dossiers
[Preview Exclusive] Simon the Sorcerer 4 : Chaos Happen
Vignette Rédigé par le 13 février 2008

Imprimer
Envoyer a un ami

imageSimon the Sorcerer… Simon the sorcerer… Simon… Pour peu que l’on se mette à remonter loin dans le temps, on se souviendra d’un jeu parfaitement débile qui s’appelait aussi Simon, et avec lequel les joueurs étaient invités à reproduire des séquences de son et lumière après que le processeur 2 bits de la petite chose a lancé sa séquence à lui… Oui… C’était naze… Ça coûtait cher… C’était les années 80… et encore, je ne vous parle même pas de Merlin, là, il y avait vraiment de quoi se la prendre et se la mordre.

Retour dans le temps

image Bon, si on remonte un peu moins loin, on s’apercevra qu’au début des années 90, Simon s’illustre un grand coup en devenant un sorcier à deux balles, un peu comme un Harry Potter en puissance, mais en plus branleur et en nettement plus crétin, ce qui constitue une question existentielle majeure : comment peut-on être plus crétin qu’Harry Potter ? Mais pour en revenir à Simon the Sorcerer, il serait bon de rappeler à l’assemblée que ses premières aventures prennent lieu et place en 1993, sur Original Amiga Chipset, Extended Chipset, DOS, et même sur l’Amiga CD 32, c’est dire si le sorcier à deux balles dévoilait déjà sa prétention de vouloir ratisser large… très large !

  L’Amiga étant ce qu’il est, c’est à dire à peu près mort, pour faire tourner Simon the Sorcerer sur une bécane digne de ce nom, il ne reste que trois solutions. Soit faire tourner le premier épisode sur émulateur, soit faire tourner Simon the Sorcerer II : The Lion, the Wizard and the Wardrobe sous Windows 95 (allez… 98, ça peut marcher aussi !) ou sur Mac (un vieux, hein !), soit faire tourner Simon the Sorcerer 3D , qui demeure un ratage reconnu, et assumé. Il était temps de remettre le couvert Simon the Sorcerer, et si le 4ème volet des aventures de Simon était attendu dès 2007, c’est au mois d’avril de cette année que l’on pourra enfin retrouver l’autre andouille en robe de mago.

imageSimon the Sorcerer : Chaos Happen

Voilà donc notre Simon the Sorcerer 4. Cette fois-ci, au lieu d’avoir un titre faisant référence à un ouvrage de fantaisie plus ou moins Narniesque, le titre s’approche plus de l’expression familière américaine moyenne à travers un « shits happen », transformé en « Chaos Happen ». Les choses commencent par un accident domestique qui arrive dans la tronche de notre héros sous la forme d’une commande de télévision lancée à vive allure. Coma. Lumière au bout du tunnel. Vision. Notre ami Simon sera invité par Alix, sa compagne pas-encore-sexuelle du Monde Magique, à venir sauver une fois de plus son univers.

image Derrière cette routine se cache le retour de l’humour noir bien grinçant de la série des Simon the Sorcerer. Pour le véhiculer, les développeurs ont laissé tomber la forme « vue subjective » du troisième tome, pour remettre au goût du jour un jeu du genre « point and click » qui risque d’en refroidir plus d’un, et en satisfaire d’autres. À l’instar d’un Sam and Max, ou d’un Monkey Island, voire d’un Disc World, tout va donc passer à travers les dialogues du jeu.

Pour la forme, l’ensemble est « propre ». les environnements sont détaillés avec soin, et les personnages, même s’ils sont parfois modélisés un peu à la va-vite, ne sont pas vilains. Le tout est très correctement et intégré dans les décors sans que cela fasse tache, et dispose d’animation correcte, même s’il ne faut pas trop en demander en matière de prouesse physique dans ce genre de jeu. Bref, c’est relativement convaincant.

image Reste la clef de voûte de Simon the Sorcerer : Chaos Happen. Comme dit plus haut, toute la force du jeu va donc résider dans la richesse des dialogues, et plus particulièrement dans la traduction de ceux-ci, tout comme dans leur interprétation… Si dans la langue de Shakespeare, ça passe, on ne sait absolument rien e la manière dont cela va être fait en français. Sous-titré ? Doublé ? Personne n’en sait trop rien pour l’heure. On espère une traduction à la hauteur de ce que peut faire un Patrick Couton sur les œuvres de Pratchett… Très sincèrement ! Surtout parce qu’on est convaincu que l’intérêt principal du jeu va résider dans la richesse de ses textes… Si on passe à côté de ça, on aura droit à un énième point and click, un peu comme ceux qu’on espérait avoir vu disparaître en même temps que Cryo.

Oui, c’est vache de ma part, mais c’est tellement vrai…